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35 ans après sa mort, Brassens célébré par les copains d'Argentine

En Argentine, le "Cercle d'Amis de Georges Brassens" s'est réuni samedi à Buenos Aires pour rendre hommage à la poésie du chanteur, décédé le 29 octobre 1981. 

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Radio France
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Comme tous les ans, depuis le 29 octobre 1981, date de la mort de Brassens, Horacio Cerván a rendu hommage à Brassens, à Buenos Aires en Argentine. (CAROLINE VICQ / RADIO FRANCE)

Georges Brassens est décédé, le 29 octobre 1981. L’humour, la profondeur et le politiquement incorrect du chanteur ont été célébrés en France, mais aussi à l’étranger. En Argentine, à Buenos Aires, à 15 000 km de Sète, sa ville natale, les membres du "Cercle d'Amis de Georges Brassens" ont rendu hommage samedi au poète disparu, comme chaque année à la date de sa mort.  

35 ans après sa mort, Brassens célébré par les copains d'Argentine : un reportage à Buenos Aires de Caroline Vicq
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L'universalité du mot juste

A Buenos Aires, dans un café discret et chaleureux, Georges Brassens est à l’honneur. Dans le commerce d'une vingtaine de tables, devant une bibliothèque en bois recouvrant les murs, des passionnés du chanteur se succèdent sur une estrade, guitare à la main. Parmi eux, Adrian Korol, animateur radio, membre du "Cercle d'Amis" du poète disparu chante en duo avec son idole. "Il y a eu des traductions et l’œuvre de Brassens est devenue plus accessible. Nous avons découvert une manière universelle de dire les choses", déclare Adrian.

Quand on entend ce qu’il a écrit il y a 60 ans, on se dit que Brassens aurait pu l’avoir écrit la semaine dernière, juste là, au coin de la rue.

Adrian Korol, membre du Cercle d'Amis de Brassens à Buenos Aires

Avec des chansons drôles et audacieuses, des mots acérés ou tendres, la magie de Brassens a aussi opéré en Argentine. Horacio Servan, musicien, chante et traduit lui-même les paroles du Sétois : "Ça n’a pas de sens de traduire littéralement. Il faut plutôt essayer de faire une interprétation de ce qu’il disait dans une poésie en espagnol et en utilisant des mots qui évoquent le son original." Horacio a traduit 60 chansons depuis les années 90. "Je ne peux pas m’arrêter. C’est une sorte de vice", confie-t-il en riant.

Après 35 ans, même au bout du monde, Brassens manque aux Argentins initiés à la magie du chanteur. Hugo Paredero, journaliste et écrivain dit apprécier dans les chansons de Brassens, "un anarchisme mêlant la tendresse et la douceur". "C’est une combinaison extraordinaire. Et il n’exagère jamais, c'est ce que j'admire chez un artiste : en dire beaucoup avec peu", ajoute le chanteur argentin. 

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