Défilés couture : le bal des vampires de Jean Paul Gaultier

8 créateurs défilaient pour la 4e journée de la couture dont Jean Paul Gaultier qui a vampirisé le podium avec son bal des vampires dans une mise en scène façon Dracula ! Du noir et du rouge sang pour ses filles à l'allure de vampire et parmi elles le travesti barbu Conchita Wurst dans une grande robe noire en tulle. Le chanteur autrichien s'est fait connaître en remportant l'Eurovision en mai.

MIGUEL MEDINA / AFP
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Du noir et du rouge sang : Jean Paul Gaultier a fait défiler des filles à l'allure de vampire. Un look à ma préférence : une superbe robe cape de mousseline totalement transparente avec des bandes de cristaux Swarovski rouge sang pour cacher les parties les plus intimes du corps féminin. Les mannequins ont leur tête couverte de voile transparent : c'est pour donner un côté "fantôme", "un peu irréel" à l'ensemble, explique le couturier.  Des vêtements pour le jour, d'autres pour le soir : au-delà de la mise en scène façon Dracula, plusieurs pièces de la collection, combinaison-pantalon et autres jupes crayon en cuir, sont assez faciles à porter. Dans un autre genre, le couturier propose un jogging de luxe, en velours de soie doublé de vison, porté avec des talons haut tandis qu'un boléro à capuche donne une touche sportive à une silhouette très couture, dans une robe fourreau. D'autres looks sont sophistiqués, dont des robes longues entièrement brodées de strass ou paillettes. La mariée en blanc avec des ailes d'ange clôt le défilé.  MIGUEL MEDINA / AFP
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Avec sa collection intitulée "Poèmes" Franck Sorbier compose en une petite vingtaine de silhouettes un bel hommage aux 15 dernières années de sa maison entrée en haute couture au travers d'images heureuses qui ponctuent son vestiaire : des couleurs d'arrière saison lui évoque le monde végétal. J'ai adoré la redingote en damas de soie noir avec volants, grand col cranté, manches gaine à poignets ondulés portée sur un pantalon trompette coordonné. FRANCOIS GUILLOT / AFP
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Chantre du minimalisme, Maison Martin Margiela a créé la surprise avec une collection "revisitant la mémoire collective de la haute couture" dans un esprit grand siècle et très coloré, célébrant les broderies mais aussi les vêtements de récupération. Les modèles sont le résultat "d'un mélange entre vêtements anciens et exercice d'un atelier de couture", explique la griffe. Dans le style XVIIIe, une veste et un manteau de coton écru s'enrichissent de broderies végétales faites de perles, cristaux et fils de soie. Robes et tailleurs jouent avec  des coupes asymétriques en remontant haut sur les hanches. Un manteau Paul Poiret des années 50 a été restauré et modernisé tandis qu'au passage suivant un assemblage d'échantillons de broderies florales se transforme en bustier sur une base en organdi de soie et de taffetas. Des tissus anciens et des broches recyclés ont été acquis aux enchères à Drouot à Paris. Plusieurs robes du soir sont taillées dans d'anciens blousons bombers des années 50 chinés à New York et Londres, et rebrodés de perles et fils métalliques. La Maison Margiela rend enfin hommage aux oeufs Fabergé en proposant des masques de soie matelassée, recouvrant le visage.PATRICK KOVARIK / AFP
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La collection entièrement rouge est parfaite pour défiler sur les tapis rouges puisque les créateurs se sont associés à Desso -fabricant mondial de moquettes et de surfaces de sport- en transformant des moquettes en créations couture. Le design fait allusion au mouvement spontané des constructions vestimentaires primitives – asymétrique, enveloppé, noué – tout en intégrant les références de la couture classique. Des motifs empruntés aux pelages d’animaux sauvages – leopard, zèbre, girafe - sont réalisés en moquette, rasée et posée à la main, ce qui a nécessité jusqu’à 300 heures de travail par modèle. La collection est une référence surréaliste à la fourrure comme camouflage, en tant que matière des vêtements indigènes anciens, et à l’imprimé animal comme l’archétype de la quintescence du glamour.
Cette saison marque la poursuite de la collaboration avec l'Atelier Swarovski. MIGUEL MEDINA / AFP
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Retrouver l'intégralité du défilé "Palais des lumières" en VIDEO er découvrez des faisceaux de paillettes argentées qui laissent la place à des perles rondes.... Bustiers et tailles cuivrées rayonnent d'éclat bleu acier. Des nuances de teintes pivoine et rouge carmin relayent des broderies telles des bijoux bicolores. Des silhouettes vaporeuses dans leurs volumes de tulles rebrodés au fil contrastent avec des robes noir de jais. De précieuses fourrures s'enrubannent autour des décolletés... Les robes sont longues, avec traîne pour certaines, finement ceinturées à la taille, et brodées de paillettes et perles. Pour celles qui veulent davantage de sobriété, le créateur propose des robes plus légères, drapées, en mousseline de soie.PATRICK KOVARIK / AFP
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Les designers de la maison Valentino, Maria Grazia Chiuri et Pierpaolo Piccioli, expliquent dans une note aux invités s'être inspirés de l'art préraphaélite, ce mouvement né au XIXe siècle en Grande-Bretagne. Chaque création fait référence à une oeuvre, d'Alma-Tadema ou de Siemon Solomon par exemple. Il y a également des précisions sur le temps consacré dans les ateliers aux vêtements. 1.000 heures de travail de tressage de taffetas pour un tailleur, 700 heures de travail d'incrustations de cuir pour une jupe..Il est bien question de haute couture ! La sobriété l'emporte dans la plupart des silhouettes qui font penser à des vestales. Il y a des robes et manteaux avec des tapisseries découpées et recomposées sur des jupes. FRANCOIS GUILLOT / AFP
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Rad Hourani présente son prêt-à-porter à New York et sa ligne phare à Paris. Né en Jordanie et élevé au Canada, ce créateur protéiforme présente des collections unisexe et des défilés où mannequins hommes et femmes se côtoient. Il a présenté pour la première fois sa couture à Paris en juillet 2012. Tout son travail est une étude attentive du corps humain qui valorise la neutralité comme trait de caractère de l'être humain. Il applique les principes de l'architecture pour créer ses vêtements. La pensée unisexe de Rad Hourani prône l'anticonformisme comme essence même de l'individualisme. Beaucoup de noir cette saison encore pour de beaux vêtements structurés.  FRANCOIS GUILLOT / AFP
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PATRICK KOVARIK