"Chapeau Madame" à Turin, l'expo qui décoiffe

Une exposition édifiante intitulée "Chapeau Madame" retrace un demi-siècle de mode des chapeaux dans la salle des tissus du Palazzo Madama de Turin, jusqu'au 1er mars 2015.

L\'un des couvre-chefs exposés à \"Chapeau Madame\" à Turin (26 mars 2014)
L'un des couvre-chefs exposés à "Chapeau Madame" à Turin (26 mars 2014) (Giuseppe Cacace / AFP)
On y trouve (presque) tout ce que l'imaginaire d'un créateur peut produire de plus coloré et excentrique en matière de couvre-chefs, parfois dans un esprit écolo d'avant-garde : des artichauds, des fleurs et autres créatures végétales et animales sont en effet venues se glisser au milieu de chapeaux plus conventionnels qui du coup, en paraissent presque trop ordinaires.
Des chapeaux très choux au Palazzo Madama (26 mars 2014)
Des chapeaux très choux au Palazzo Madama (26 mars 2014) (Giuseppe Cacace / AFP)
Les 80 couvre-chefs font partie de la collection du lycée artistico-musical Passoni. Ils ont été donnés au fil des ans par les grandes familles turinoises.
(Giuseppe Cacace / AFP)
L'exposition au Palazzo Madama débute par les fameux chapeaux-cloche des années 20 et se termine dans les années 70 avec l'époque du fameux "flower power".
(Giuseppe Cacace / AFP)
On y trouve des modèles raffinés comme le feutre rose de la Parisienne Maria Guy, ou encore chapeau de paille de la Maison Lewis, les basques à la Greta Garbo et les géométries audacieuses de Schiapparelli.
(Giuseppe Cacace / AFP)
Dans cette exposition turinoise, on peut aussi observer des modèles conçus de bric et de broc pendant la Seconde Guerre mondiale puis les plumes et voilettes qui triompheront dans les années 50.
(Giuseppe Cacace / AFP)
Turin, ancienne capitale italienne de la mode
Au début du 20è siècle, Turin, élégante ville du nord-ouest de l'Italie, était la capitale de la mode transalpine. Les femmes toujours habillées selon le dernier cri des tendances internationales se procuraient les chapeaux des grandes maisons françaises (Caroline Reboux, Pierre Balmain, Christian Dior et Jean Barthet. Ou bien elles se fournissaient chez des modistes turinoises réputées comme Vassallo e David, Chiusano e Rigo, Cerrato ou Gina Faloppa).
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