"Toulouse noir", quand la Ville rose se transforme en mystérieux décor pour le roman noir

Initié par l’éditeur Charles-Henri Lavielle, le livre "Toulouse noir" rassemble la plume de douze auteurs toulousains qui ont campé leur enquête dans douze quartiers de la ville. L'ouvrage est disponible aux éditions Asphalte depuis le 31 mai 2024.
Article rédigé par Odile Morain
France Télévisions - Rédaction Culture
Publié
Temps de lecture : 2 min
Le recueil "Toulouse Noir - Nouvelles noires" est sorti aux éditions Asphalte le 31 mai 2024. (FRANCE 3 OCCITANIE)

Quand Toulouse, la Ville rose, devient le lieu de plusieurs intrigues policières. C'est la dernière idée de l'éditeur Charles-Henri Lavielle. Il a sorti en mai dernier Toulouse noir réunissant douze auteurs de polars qui ont écrit des nouvelles. 

Présenté comme un anti-guide touristique, Toulouse Noir illustre les multiples facettes noires de la ville rose sous la plume d'écrivains locaux. "C'est un voyage intime, un voyage politique, un voyage poétique... C'est toutes les manières dont les gens qui ont écrit entretiennent un rapport particulier avec ce lieu, avec ces rues et ces habitants. C'est quelque chose de moins artificiel que des plans et une définition que l'on pourrait trouver dans Wikipédia", décrit Charles-Henri Lavielle.

aux éditions Asphalte
Livre de nouvelles "Toulouse Noir" aux éditions Asphalte (France 3 Midi-Pyrénées : C. Ravier / X. Marchand / J. Eon / J. Prudent)

Munie de son carnet, Al Baylac arpente les rues du vieux Toulouse. La jeune autrice de polar fait partie des douze écrivains sélectionnés qui ont donné vie à Toulouse Noir. 

La Ville rose se pare de noir

Sous sa plume, le lecteur suit les aventures d'une journaliste parisienne envoyée par la presse à scandale qui vient enquêter sur un meurtre énigmatique. Sa nouvelle, intitulée La meute, prend naissance dans la rue de la Madeleine et se déplace dans les quartiers des Carmes et de l'Esquirol. La ville rose s'avère un excellent terrain de jeu pour le polar, surtout quand la pluie s'invite dans l'histoire. "La briquette, quand elle est mouillée elle devient beaucoup plus sombre et ça a planté le décor de ce meurtre étrange", explique-t-elle. 

Peu à peu, l'intrigue entremêle une histoire d’amour passée dans ce même quartier et cette affaire qui s’enlise. Les pistes se succèdent alors que policiers et médias ont désigné le coupable : un gang d’autodéfense féministe qui a décidé de se faire justice. "Assez vite, j'ai voulu qu'il y ait des personnes queer et je voulais ce groupe d'autodéfense car je trouve que c'est une problématique récurrente dans l'espace public", détaille Al Baylac. 

Toulouse Noir embarque le lecteur dans douze autres quartiers de la ville. De Saint-Cyprien par Benoît Séverac à Saint-Michel par Pascal Dessaint en passant par Blagnac vu par Maïté Bernard ou la place Belfort théâtre de la nouvelle d'Hafid Saïdi, l'ouvrage se dévore comme un voyage alternatif dans le labyrinthe toulousain où le polar s'écrit en lettres majuscules. 

"Toulouse noir – Nouvelles noires"  sous la direction de Charles-Henri Lavielle aux éditions Asphalte/Harmonia Mundi Livre, 262 p., 22 €.

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