Présidentielle : les premières dames dans l'histoire

Les femmes des présidents de la République sont plus ou moins sur le devant de la scène, mais au bout du compte toujours influentes. Emmanuel Macron donnera un rôle clairement défini à son épouse Brigitte, rompant avec ce qui s'est fait jusque-là.

France 3

Qu'ils semblent loin le temps, où dans l'ombre de leur président de mari, les premières dames se contentaient de mettre le couvert. Le statut de première dame a forcément évolué avec la société. "Le tournant a été les femmes de Sarkozy, elles avaient eu une vie avant avec maris et enfants", note Robert Schneider, auteur du livre Premières dames. En 1962, Yvonne de Gaulle avait refusé d'accueillir Brigitte Bardot à l'Élysée parce qu'elle est divorcée.

Des femmes dociles devenues rebelles

Claude Pompidou apporte un premier coup de jeune au statut. Mais ni elle ni Anne-Aymone Giscard d'Estaing ne s'épanouissent dans ce rôle où les obligations succèdent aux mondanités. Vingt ans plus tard, Bernadette Chirac s'ennuie d'abord elle aussi. Elle peine à suivre son énergique mari. Elle comblera ce décalage lors du second mandat de son mari, devenant une figure politique populaire et influente. Avant elle, la plus rebelle des premières dames, Danielle Mitterrand a souvent hérissé son mari par ses prises de position pour les Kurdes ou Cuba. Cécilia Sarkozy a été la plus éphémère et la première à imposer un divorce au chef de l'Etat.

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(THOMAS COEX / AFP)