Cet article date de plus d'un an.

Cinq romans de Jean Teulé à (re)découvrir

Révélé par la bande dessinée, passé par la télévision, Jean Teulé avait trouvé sa voie dans le roman au ton décalé, notamment historique ou biographique, depuis "Rainbow pour Rimbaud" en 1991. Voici une sélection de cinq romans pour découvrir ou redécouvrir l'écrivain. 

Article rédigé par Marianne Leroux
France Télévisions - Rédaction Culture
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min
Jean Teulé en 2011 (RAPHAEL GAILLARDE)

Jean Teulé, mort mardi 18 octobre, était un écrivain à succès et un vulgarisateur de la grande histoire comme de la petite. Il s'emparait des personnages, des événements historiques et des faits divers pour en faire son miel avec gouaille et humour. Franceinfo a sélectionné cinq romans marquants.

"Le Montespan"

Couverture du roman "Le Montespan", de Jean Teulé, 2009.  (POCKET)

L'histoire : Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges inépuisable. Le jour où Louis XIV jeta son dévolu sur Mme de Montespan, chacun, à Versailles, félicita le mari. C'était mal connaître Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan... Passionnément amoureux de son épouse, Louis-Henri prit très mal la chose. Il orna son carrosse de cornes gigantesques, entreprit de mener une guerre impitoyable contre celui qui profanait une union si parfaite, et poursuivit de sa haine l'homme le plus puissant de la planète pour tenter de récupérer sa femme... Le Montespan a obtenu le Grand Prix du roman historique et le Prix Maison de la Presse. 

"Je, François Villon"

Couverture du roman "Je, François Villon" de Jean Teulé, 2007. (POCKET)

L'histoire : L'écrivain François Villon est peut-être né le jour de la mort de Jeanne d'Arc. On a pendu son père et supplicié sa mère. Il a étudié à l'université de Paris. Il a joui, menti, volé dès son plus jeune âge. Il a fréquenté les miséreux et les nantis, les curés, les assassins, les poètes et les rois. Aucun sentiment humain ne lui était étranger. Il a commis tous les actes qu'un homme peut commettre. Il a traversé comme un météore trente années de l'histoire de son temps. Il a ouvert cette voie somptueuse qu'emprunteront à sa suite tous les autres poètes : l'absolue liberté.

"Mangez-le si vous voulez"

Couverture du roman "Mangez-le si vous voulez" de Jean Teulé, 2010.  (POCKET)

L'histoire : Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune Périgourdin intelligent et aimable, se rend à la foire de Hautefaye, le village voisin. Il arrive à destination à quatorze heures. Deux heures plus tard, la foule l'aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé. Pourquoi une telle horreur ? Comment une foule paisible peut-elle être saisie par une frénésie aussi barbare ? Ce calvaire raconté étape par étape constitue l'un des faits divers les plus honteux du XIXe siècle.

"Azincourt par temps de pluie" 

Couverture du roman "Azincourt par temps de pluie", de Jean Teulé, 2022. (MIALET-BARRAULT)

L'histoire : Azincourt, un joli nom de village, le vague souvenir d'une bataille perdue. Ce 25 octobre 1415, il pleut dru sur l'Artois. Quelques milliers de soldats anglais qui ne songent qu'à rentrer chez eux se retrouvent pris au piège par des Français en surnombre. Bottés, casqués, cuirassés, armés jusqu'aux dents, brandissant fièrement leurs étendards, tous les aristocrates de la cour de France se précipitent pour participer à la curée. Ils ont bien l'intention de se couvrir de gloire, dans la grande tradition de la chevalerie française. Aucun n'en reviendra vivant. Toutes les armées du monde ont, un jour ou l'autre, pris la pâtée, mais pour un désastre de cette ampleur, un seul mot s'impose : grandiose ! Avec la verve qu'on lui connaît et son sens du détail qui tue, Jean Teulé nous raconte ces trois jours dantesques où, sous une pluie battante, des milliers d'hommes se sont massacrés dans un affrontement sanglant d'autant plus désastreux que cette bataille était parfaitement inutile.

"Le Magasin des suicides" 

Couverture du roman "Le Magasin des suicides" de Jean Teulé, 2008. (POCKET)

L'histoire : Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre...

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.