La seconde sélection du prix Fémina : 10 romans français et 10 étrangers

Le jury exclusivement féminin du prix Femina a retenu vendredi 10 romans français, 10 romans étrangers et 13 essais pour son prix qui sera décerné le 5 novembre. Le jury du prix Femina a prévu une dernière sélection le 24 octobre.

Librairie parisienne en 2017
Librairie parisienne en 2017 (Denis Meyer / Hans Lucas)
Parmi les auteurs sélectionnés, figure toujours "Le lambeau" de Philippe Lançon (Gallimard), sorti en avril et également en lice pour le prix Renaudot. Récit de la lente reconstruction de Philippe Lançon, grièvement blessé au visage lors de l'attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, le livre a déjà reçu fin septembre le prix RomanNews qui récompense une oeuvre de fiction s'inspirant de l'actualité.

Le roman "Par les écrans du monde" (Seuil) de Fanny Taillandier, qui ne figurait pas dans la première liste du Femina, a été ajouté dans cette deuxième sélection, tout comme deux romans étrangers - "La loi de la mer", de Davide Enia (Albin Michel) et "Le coeur converti" de Stefan Hertmans (Gallimard).

Voici la liste, par ordre alphabétique d'auteurs, de la deuxième sélection du Femina.

Romans français :
- Emmanuelle Bayamack-Tam, "Arcadie" (P.O.L)
- Yves Bichet, "Trois enfants du tumulte" (Mercure de France)
- Isabelle Desesquelles, "Je voudrais que la nuit me prenne" (Belfond)
- Régine Detambel, "Platine" (Actes Sud)
- David Diop, "Frère d'âme" (Seuil)
- Michaël Ferrier, "François, portrait d'un absent" (Gallimard)
- Pierre Guyotat, "Idiotie" (Grasset)
- Philippe Lançon, "Le lambeau" (Gallimard)
- Fanny Taillandier, "Par les écrans du monde" (Seuil)
- Tiffany Tavernier, "Roissy" (Sabine Wespieser)

Romans étrangers:
- Marco Balzano, "Je reste ici", traduit de l'italien par Nathalie Bauer, (Philippe Rey)
- Stefan Brijs, "Taxi Curaçao", traduit du néerlandais (Belgique) par Daniel Cunin (Héloïse d'Ormesson)
- Javier Cercas "Le monarque des ombres", traduit de l'espagnol par Aleksandar Grujicic, avec la collaboration de Karine Louesdon  (Actes Sud)
- György Dragoman, "Le bûcher", traduit du hongrois par Joëlle Dufeuilly (Gallimard)
- Davide Enia, "La loi de la mer", traduit de l'italien par Françoise Brun (Albin Michel)
- Stefan Hertmans, "Le coeur converti", traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin (Gallimard)
- Alice McDermott, "La neuvième heure", traduit de l'anglais (États-Unis) par Cécile Arnaud (La Table Ronde)
- Itamar Orlev, "Voyou", traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz (Seuil)
- Gabriel Tallent, "My Absolute Darling", traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Laura Derajinski (Gallmeister)
- Samar Yazbek, "La marcheuse", traduit de l'arabe (Syrie) par Khaled Osman (Stock)

Essais :
- Antoine de Baecque, "Histoire des crétins des Alpes" (Vuibert)
- Stéphane Beaud, "La France des Belhoumi" (La Découverte)
- René de Ceccatty, "Elsa Morante: une vie pour la littérature" (Taillandier)
- François Dosse, "La saga des intellectuels français" (Gallimard)
- Marc Dugain, "Intérieur jour" (Robert Laffont)
- Colette Fellous, "Camille Claudel" (Fayard)
- Élisabeth de Fontenay, "Gaspard de la nuit" (Stock)
- Thierry Illouz, "Même les monstres" (L'Iconoclaste)
- Laurent Nunez, "Il nous faudrait des mots nouveaux" (Le Cerf)
- Jean-Claude Perrier, "La nostalgie des pays perdus" (Le Cerf)
- Dominique Schnapper, "La citoyenneté à l'épreuve: la démocratie et les juifs" (Gallimard)
- Stephen Smith, "La ruée vers l'Europe" (Grasset)
- Marc Weitzmann, "Un temps pour haïr" (Grasset)

L'an dernier, le prix Femina avait récompensé Philippe Jaenada pour "La serpe" (Julliard) tandis que le prix Femina étranger avait été attribué à l'Américain John Edgar Wideman pour "Écrire pour sauver une vie, le dossier Louis Till" (Gallimard).