Divergente, nouveau blockbuster pour jeunes adultes

Après Twilight et Hunger Games, Hollywood adapte à l'écran un nouveau best-seller fantastique pour adolescents et jeunes adultes. Divergente, qui sort ce mercredi dans les salles françaises, raconte l'histoire d'une jeune fille de 16 ans perdue dans une société futuriste où la population est divisée en cinq factions.

Franceinfo
Franceinfo (Franceinfo)

L'adaptation à l'écran de cette nouvelle saga fantastique épouse parfaitement les codes de la dystopie pour jeunes adultes. L'intrigue de Divergente se déroule dans un Chicago post-apocalyptique, où la société se divise en cinq factions : les Altruistes, les Audacieux, les Erudits, les Fraternels et les Sincères.

A l'issue d'un test qui est censé lui dire à quelle catégorie elle appartiendra, Béatrice (interprétée par Shailene Woodley), une jeune fille de 16 ans, apprend qu'elle n'entre dans aucune case. Elle est un cas rarissime, une Divergente. L'adolescente devient donc une menace aux yeux du gouvernement, incarné par Kate Winslet, qui a organisé la société de manière à ce que chaque faction ait un rôle précis pour la communauté.

Des thèmes chers à l'adolescence

Agée de 25 ans, l'auteure du best-seller à l'origine du film, Veronica Roth, s'est inspirée des grandes sagas pour adolescents de ces dix dernières années, démarrées avec le succès de Harry Potter .
C'est la troisième fois que les studios Lionsgate adaptent à l'écran une saga pour adolescents, après les blockbusters Twilight ( 3,3 milliards de dollars de recettes pour les quatre films) et Hunger Games (1,1 milliard de dollars pour les deux volets).

Pour Michel Fize, sociologue, chercheur au CNRS, et auteur de L'Adolescence pour les nuls (2010), ces dystopies pour jeunes regroupent tous les thèmes chers à l'adolescence : recherche d'identité, besoin d'amour et d'amitiés.

Un risque d'essoufflement

Si Divergente est un succès aux Etats-Unis, avec 114 millions de dollars de recettes, deux semaines après sa sortie, il fait moins bien que son prédécesseur, le premier volet de Hunger Games . Le film de Gary Ross avait totalisé 152,5 millions de dollars de recettes au box-office américain dès son premier week-end d'exploitation.

Natacha Derevitsky, directrice éditoriale de Pocket jeunesse (qui a distribué Hunger Games en France), voit un début d'essoufflement pour le style de littérature "Young adult" (jeune adulte) et ses codes trop souvent repris.