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L’insoutenable légèreté, les années 1980

Hétérogènes, insaisissables, douloureuses, fantasques, encore trop proches, aussi légères que graves, les années 1980 sont contrastées et paradoxales.
Article rédigé par franceinfo
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Avec des films et des photographies issus de ses collections, le Centre Pompidou propose une nouvelle traversée de cette décennie. L’exposition réunit plus d’une vingtaine d’artistes et une soixantaine d’œuvres dans un parcours inédit.

De Florence Paradeis à Jean-Paul Goude, de Karen Knorr à Présence Panchounette, en passant par Martin Parr et Pierre et Gilles, les œuvres choisies entreprennent pour la plupart la critique de la culture et de la société selon des stratégies variées : ironie, mise en scène réaliste ou fantaisiste, pastiche, détournement du décor, ode à l’artifice... L’histoire de la photographie des années 1980 reste, encore aujourd’hui, partiellement incomprise.

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En partie dédiée à la scène occidentale et américaine des années 1980, très présente dans la collection du Centre Pompidou, cette exposition reflète l’ordre géopolitique et économique d’une époque dont les divisions idéologiques Nord et Sud, Ouest et Est, démocraties capitalistes et régimes totalitaires centralisés, seront balayées par l’avènement de l’économie globalisée.

En mélangeant les œuvres très connues avec celles qu’il faut redécouvrir, l’exposition nous fait rentrer dans l’esthétique et parfois l’iconographie populaire propres à ce moment et cette géographie.

En France, les années 1980 sont cruciales pour la photographie, en tant qu‘art et patrimoine.

Institutions et collections photographiques majeures voient le jour où se développent avec un élan nouveau. Au même moment, monte sur la scène une génération qui veut abolir la division entre photographie et peinture, « les peintres-photographes », qui s’oppose au langage des générations précédentes.

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Cette nouvelle photographie, souvent très « pictorialiste » dans les pays occidentaux, développe des formes qui sont étroitement liées au progrès technique en la matière – l’accessibilité de la photographie en couleurs de bonne qualité, les possibilités offertes par le grand format ou encore l’instantanéité du Polaroïd. La rencontre de ces nouveaux moyens de production avec la recherche de formes ou thématiques différentes de la photographie classique crée un autre paradoxe - les réalisations ouvertement anti-documentaires s’avèrent tellement conformes à la réalité dont elles sont issues que finalement elles en sont la meilleure représentation.

L’exposition du Centre Pompidou réunit pour la première fois les œuvres de BazileBustamante,

Agnès Bonnot, David Buckland, Ellen Carey, Clegg & Guttmann, Tom Drahos, Jean-Paul Goude,

Hergo, Karen Knorr, Elizabeth Lennard, Joachim Mogarra, Patrick Nagatani, Paul de Nooijer,

Alice Odilon, Florence Paradeis, Martin Parr, Pierre et Gilles, Présence Panchounette,

Alix Cléo Roubaud, Sandy Skoglund, Unglee, Boyd Webb et Mark Wilcox.

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Informations pratiques :

**Centre Pompidou

75191 Paris cedex 04

Métro : Hôtel de Ville, Rambuteau

Horaires

Exposition ouverte de 11h à 21h, tous les jours, sauf le mardi

Fermé le 1er mai

Tarif

Entrée libre

www.centrepompidou.fr**

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