Les "Journées Marteau" : le monde des ventes aux enchères vous ouvre ses portes

La 13e édition des "Journées Marteau" se déroule ce week-end en France. Les maisons de ventes aux enchères ouvrent leurs portes au public pour des ventes, des expositions et des estimations.

Ventes aux enchères de 200 poupées anciennes à Lyon, le 24 novembre 2017
Ventes aux enchères de 200 poupées anciennes à Lyon, le 24 novembre 2017 (MAXPPP)

Jusqu'à dimanche soir, 150 maisons de ventes aux enchères accueillent le public pour des ventes mais aussi des estimations. C'est la 13e édition des "Journées Marteau". Une trentaine de maisons de vente ont annoncé leur participation, à Paris et en région. Un peu partout, des commissaires-priseurs proposent leur expertise gratuite aux particuliers qui veulent faire estimer la valeur d'un objet. 

Services de table, bijoux, tapis d'Iran...

Michel est arrivé à l'hôtel des ventes de Chantilly (Oise) avec un service de vaisselle en faïence qui date de la fin du XIXe siècle et qui lui vient de ses grands-parents. Mais à peine arrivé, le commissaire-priseur douche un peu ses espoirs. "C'est un joli service, un joli modèle... Malheureusement, aujourd'hui, il y a beaucoup moins de clients intéressés par les faïences et les services de table, ce n'est pas très facile à vendre. Ça vaut entre 50 et 100 euros, mais à condition de trouver un amateur", explique Grégoire Bailly.

Oublié, donc, le service en faïence. Mais Michel, téléspectateur assidu des émissions de ventes aux enchères, ne s'arrête pas là. Il est venu avec d'autres objets. "J'ai apporté des bijoux qui appartenaient à mes parents ou mes grands-parents et aussi une ancienne montre. Je ne sais pas du tout s'ils ont de la valeur ou pas, donc j'en profite pour les faire estimer."

Après les avoir examinés un par un, le commissaire-priseur rend son verdict : beaucoup de pièces fantaisistes sans véritable valeur, mais aussi deux bagues et une petite montre en or. Il propose de réunir tous les bijoux dans un même lot pour une vente organisée d'ici l'été. 

À la recherche de la perle rare

Lydia franchit à son tour les portes de l'hôtel des ventes. Elle a sorti de sa voiture deux samovars (bouilloire à thé russe), un tapis iranien et trois vases du céramiste Louis Dage qui retiennent tout de suite l'attention du commissaire-priseur. "Il y a forcément des gens à qui ça plaira, ils sont quand même très typés (...) On va les prendre et faire une réquisition de vente", assure Grégoire Bailly. Les objets de Lydia seront sans doute exposés lors d'une "vente d'antiquités classiques" en juillet. C'est la première fois que la femme vient à Chantilly, mais pas la première fois qu'elle dépose des biens en salle des ventes. 

J'ai vendu une petite médaille de ma tante qui était dans l'Armée blanche en Russie à la révolution (...) Ce petit insigne qui traînait chez moi est parti à 1 800 eurosLydia

Grégoire Bailly, lui, n'a pas encore trouvé de Léonard de Vinci dans toutes les pièces qu'il a eu à estimer depuis le début du week-end... Mais il garde une petite part de rêve : "J'espère découvrir une perle, oui, c'est le but !" Les "Journées Marteau" s'achèvent dimanche soir, mais les commissaires-priseurs réalisent des expertises gratuites tout au long de l'année.

"Les Journées Marteau" : le monde des ventes aux enchères vous ouvre ses portes. Reportage d'Anne Chepeau
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