Législatives : "La survie des artistes serait littéralement engagée" avec l'arrivée du RN au pouvoir, craint un syndicat

Marion Maréchal a clairement dit qu'il faudrait supprimer le régime des intermittents du spectacle, rappelle le syndicat des entreprises artistiques et culturelles.
Article rédigé par franceinfo
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En 2020, des intermittents du spectacle s'étaient enchaînés sur le ort de Marseille pour demander un assouplissements encadrants les règles du confinement liés au Covid qui les empêchaient de travailler. (NICOLAS TUCAT / AFP)

"La survie des artistes serait littéralement engagée" avec l'arrivée du Rassemblement national au pouvoir, craint Mélanie Perrier, membre du Syndeac, le syndicat des entreprises artistiques et culturelles. Quinze syndicats du spectacle vivant appellent à se mobiliser contre l'extrême droite samedi, à un peu plus de deux semaines des élections législatives anticipées.

"La première inquiétude c'est le maintien ou non du service public de la culture. Est-ce que les artistes vont pouvoir continuer de travailler ? Est-ce que les lieux vont pouvoir continuer d'être libres de diffuser ce qu'ils ont à diffuser comme créations? Est-ce qu'ils seront toujours présents sur l'ensemble du territoire ?", s'interroge Mélanie Perrier vendredi 14 juin sur franceinfo. "On a un vrai choc de conceptions des sociétés et de la culture dans une démocratie" avec le RN, estime-t-elle.

"En gros, pour le RN, la culture coûte trop cher."

Mélanie Perrier, membre du Syndeac

à franceinfo

Elle s'appuie notamment sur "les bilans des municipalités et des pays sous l'égide de l'extrême droite". "On voit clairement leur conception et leur action envers la culture. En Italie, en six mois, ils délogent l'ensemble des directeurs des lieux publics pour mettre du clientélisme et avec une idée de rentabilité, ça signifie qu'elle [la culture] n'est plus du tout accessible à tous."

Par ailleurs, "Marion Maréchal l'a dit de manière très décomplexée, pour elle, le régime des intermittents du spectacle coûte trop cher et il faudra littéralement le supprimer".

Il ya deux ans, Marine Le Pen a assuré sur France Bleu Périgord que, si elle est élue présidente, elle ne toucherait ni au statut des intermittents, ni aux subventions des festivals. "J'aime la culture autant que vous, je ferai tout pour la développer."

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