La célèbre discothèque parisienne Vip Room ferme définitivement ses portes

Son propriétaire, le DJ et grande figure de la nuit Jean Roch, évoque des "contraintes économiques et administratives" faisant suite aux attentats, aux mouvements sociaux à répétition en France et à la pandémie de Covid 19.

Un DJ aux platines dans une discothèque.
Un DJ aux platines dans une discothèque. (FPA / FULL PICTURE AGENCY)

Le Vip Room, l'une des plus grandes discothèques de Paris installée sur 2.000 m2 rue de Rivoli, ferme définitivement ses portes en raison de "contraintes économiques et administratives", a annoncé jeudi 21 mai à l'AFP son propriétaire Jean Roch. 

"Paris n'est plus une fête"

"Depuis cinq ans, nous subissons de plein fouet les conséquences des attentats, des manifestations des gilets jaunes et maintenant du Covid-19. Notre métier n'est pas aidé à Paris. Le Vip Room ne rouvrira pas ses portes. C'est terminé. J'ai mis le fonds de commerce en vente", a précisé Jean Roch, l'une des figures du monde de la nuit, à la fois Dj et gérant de plusieurs discothèques notamment à Saint-Tropez.

Jugeant que désormais "Paris n'est plus une fête", Jean Roch a publié plusieurs messages sur Instagram pour remercier sa clientèle : "Thank you for the good time".

Jean Roch, propriétaire de la célèbre discothèque parisienne VIP Room en 2012.
Jean Roch, propriétaire de la célèbre discothèque parisienne VIP Room en 2012. (LOIC VENANCE / AFP)

Situé en face du jardin des Tuileries, le Vip Room proposait sur trois niveaux une discothèque de 1.000 m2, un bar lounge et un restaurant italien. De nombreux DJs renommés et artistes s'y sont produits.

Modèle économique à redéfinir

Longtemps très en vogue et rendez-vous incontournable des noctambules, l'aura de l'établissement qui attirait une clientèle internationale, déclinait ces dernières années au profit de nouveaux établissements électro moins select.

Selon Jean Roch, le Vip Room n'a, de plus, pas bénéficié des mesures gouvernementales d'accompagnement dans le cadre du confinement, en dehors du chômage partiel pour la cinquantaine d'employés.

Tout en regrettant cette fermeture définitive, Frédéric Hocquard, maire-adjoint de Paris en charge de la vie nocturne, a estimé auprès de l'AFP que cette décision posait "aussi la question aujourd'hui du modèle économique de certains établissements de nuit".