EN IMAGES. Découvrez les 18 sites emblématiques concernés par le Loto du patrimoine

Lancé par la Française des Jeux et le ministère de la Culture, le Loto du patrimoine doit participer à la restauration de 270 sites historiques. Franceinfo vous permet de passer en revue ces lieux chargés d'histoire.

Coup d'envoi du Loto du patrimoine. Les tickets de la loterie imaginés pour restaurer des monuments historiques ont été lancés, lundi 3 septembre, dans les bureaux de tabac, les Maisons de la presse, et sur internet. Un jeu à gratter appelé "Mission patrimoine" sera également disponible. Au total, 270 sites ont été sélectionnés, dont 18 monuments en péril considérés comme "emblématiques" et prioritaires. Ces derniers sont répartis dans les régions métropolitaines, tandis que cinq sites prioritaires ont été choisis en outre-mer. Ils représentent notamment les patrimoines religieux et industriels.

Les ventes des tickets doivent rapporter entre 15 et 20 millions d'euros, selon les organisateurs. Une goutte d'eau, pour Stéphane Bern, chargé par Emmanuel Macron d'une mission sur le patrimoine. Environ 2 000 monuments classés sont considérés en état de péril en France.

Franceinfo vous propose de retrouver en images les 18 sites emblématiques prioritaires dont la restauration sera financée par le Loto du patrimoine.

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Le Fort Cigogne a été construit sur une petite île de Fouesnant (Finistère), au XVIIIe siècle, afin de contrer les arrivées des corsaires anglais et hollandais. Les travaux de rénovation (maçonnerie, toiture, modernisation, etc.) doivent rendre le lieu autonome en énergie. Le montant total de la restauration est estimé à 3 millions d'euros. Le lieu doit accueillir l'école de voile des Glénans, la plus importante d'Europe. MARCEL MOCHET / AFP
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Collectionneur d'objets, l'écrivain et marin Pierre Loti (1850-1923) a aménagé sa maison familiale de Rochefort (Charente-Maritime) de manière à lui rappeler ses voyages. Devenu musée au début des années 1970, l'édifice a été fragilisé par la fréquentation du public. Le sol de la mosquée (photo) s'affaisse depuis 2010. ANA ROLLINGER / ONLY FRANCE
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La Villa Viardot de Bougival (Yvelines) est à l'abandon. Le bâtiment fut la demeure de Pauline Viardot, qui y donnait des réceptions courues par de nombreux artistes du XIXe siècle, comme George Sand, Victor Hugo, ou Flaubert. La restauration du lieu, aujourd'hui fermé au public, nécessite trois millions d'euros. La villa pourrait accueillir un centre de musique européen. GUILLAUME GEORGES / MAXPPP
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Le théatre des Bleus-de-Bar, situé à Bar-le-Duc (Meuse), représentera la région Grand-Est au Loto du patrimoine. Inauguré en 1902, cet ancien théatre à l'italienne, qui a peu à peu baissé le rideau, a été laissé à l'abandon dans les années 2000. La mairie a pensé un temps à le transformer en parking. Mais, en avril 2016, trois amis souhaitent le rénover. Le montant des travaux s'élève à près d'un million et demi d'euros. La photographie date du 4 juin 2018. JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
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Édifiée au XVIIIe siècle, la Maison rouge, située à Saint-Louis (Réunion), a abrité une sucrerie jusqu'en 1896. Elle a été classée aux monuments historiques en 2004. La maison sert aujourd'hui de musée des arts décoratifs de l'océan Indien, mais est en mauvais état. Thierry Caro / CC
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Le château de Bussy-Rabutin, ici photographié en août 2018, a été construit aux XIIe et XIVe siècles à Bussy-le-Grand (Côte-d'Or). Le comte Roger de Bussy-Rabutin, lieutenant général des armées royales de Louis XIV, y a donné son nom actuel. Des infiltrations d'eau et la présence d'insectes, qui menacent les décors, obligent à des travaux d'urgence, évalués à environ 400 000 euros. PHILIPPE ROY / AURIMAGES / PHILIPPE ROY
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L'aqueduc du Gier (Rhône) est le plus long des quatre aqueduc ayant alimenté la ville antique de Lugdunum, qui est ensuite devenue Lyon. D'une longueur de 86 kilomètres, il a été construit au Ier et IIe siècles par les Romains. Il reste à restaurer une quarantaine d'arches, abîmées par la pollution et l'érosion. Le montant des travaux déjà engagés s'élève à 3,5 millions d'euros. La sauvegarde d'un pont siphon situé à Sainte-Foy-lès-Lyon est également compris dans ce chantier prioritaire.
PHILIPPE DESMAZES / AFP
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Le couvent Saint-François, ici photographié en 2010, est situé au cœur du cap Corse, à Pino (Haute-Corse). La construction du bâtiment religieux a été lancée dès 1486 par des moines de l'ordre des Observants. En 1720, les Franciscains agrandissent la bâtisse. Le couvent est abandonné en 1967. Puis, en 2014, la mairie rénove la toiture en lauze. Aujourd'hui, la façade est en trop mauvais état et doit bénéficier de travaux d'urgence. À l'avenir, le site servira de site culturel et scientifique, selon Stéphane Bern à RTL. Montant des travaux ? 850 000 euros. Communauté de communes du Cap Corse
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Aussi appelé pont du Moulin, le pont d'Ondres (Alpes-de-Haute-Provence), menace de s'effondrer. Construit à la fin du XVIIe siècle, l'édifice est aujourd'hui impraticable. Le pont est abandonné en 1881, après la construction d'une autre structure plus en amont du Verdon, la rivière enjambée par le pont. BERTRAND LANGLOIS / AFP
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La maison du poète Aimé Cesaire (1913-2008), ici photographiée en 2008, a été classée aux monuments historiques en 2014. Située dans le quartier de La Redoute à Fort-de-France (Martinique), la maison nécessite des travaux importants. Vendue par la famille de l'écrivain à la mairie, puis donnée à l'Institut Aimé Césaire, la bâtisse doit être transformée en musée, notamment grâce au Loto du patrimoine. FRANCK FIFE / AFP
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L'usine sucrière de Soulou est située à M’Tsangamouji, au nord-ouest de Mayotte. Les naturalistes estiment le montant des travaux de rénovation entre dix et quinze millions d'euros, note Mayote 1ère. ORNELLA LAMBERTI / AFP
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L'hôtel-Dieu, situé à Chateau-Thierry (Aisne), est aujourd'hui inaccessible. Fondé en 1304, l'édifice hospitalier prend la forme que l'on connaît aujourd'hui après une reconstruction en 1873. Construit sur un sol argileux, il nécessite un investissement de 7,5 millions d'euros pour être préservé.  FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
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Malgré son âge de près d'un siècle, la rotonde de Montabon (Sarthe) est encore fonctionnelle. Ce dispositif servait à manœuvrer les locomotives pour qu'elles fassent demi-tour, ou pour qu'elles soient orientées vers la rotonde pour être entretenues. Abandonnée, la rotonde a failli être détruite en 2009. C'était sans compter la mobilisation de 120 bénévoles, qui l'ont rachetée pour l'entretenir. Elle a été inscrite aux monuments historiques en 2010. Mais le travail est colossal. Il faudra deux millions d'euros pour réhabiliter le site. GUILLAUME SOUVANT / AFP
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L'hôtel de Polignac, à Condom (Gers), est en péril. Achevé en 1778, peu avant la Révolution française, l'hôtel particulier a été construit pour l'abbé Dorlan de Polignac. Il abritait l'école primaire de la ville, avant d'être fermé à cause d'infiltrations. Les travaux nécessitent 780 000 euros. Eric Coorevits / France 3 Occitanie
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Le château de Carneville (Manche) a d'abord été un manoir, construit en 1640, puis une maison de compagnie, destinée à accueillir des réceptions, à partir de 1755, explique son propriétaire, Guillaume Garbe, à France 3 Normandie. Mais depuis 2016, la bâtisse doit faire face à la mérule, un champignon qui attaque le bois. Les boiseries, le parquet... Plus de 400 mètres carrés de ce château classé aux monuments historiques sont touchés. Une aide financière extérieure devient alors nécessaire. Quelque 800 000 euros sont nécessaires pour sauver le château et ouvrir des salles de réception. Capture écran / France 3 Normandie
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L'habitation Bisdary, située à Gourbeyre (Guadeloupe), est une ancienne sucrerie fondée au XVIIIe siècle par les jésuites. Le domaine est ensuite devenu propriété de l'État puis de la commune en 2015. Le bâtiment est classé aux monuments historiques en 2007. Le projet de la ville est de créer un Centre historique et du patrimoine du sud de Basse-Terre, explique Roger Plaisant, chargé de la culture et du patrimoine à la ville de Gourbeyre, à Guadeloupe 1ère. Les travaux coûteront 2,8 millions d'euros au total. Th. Philippe / Guadeloupe 1ère
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La maison du receveur des douanes, située dans la ville de Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane), est détériorée. Le Loto du patrimoine va fournir 200 000 euros pour financer sa restauration. Site internet de la ville de Saint-Laurent-du-Maroni
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Comme de nombreux autres édifices religieux, l'église romane de la Celle-Guenand (Indre-et-Loire) est en piteux état. La porte principale de cette église du XIIe siècle ne tient plus, et est fermée depuis 2004. Le montant des travaux a été estimé à 1,7 million d'euros par la Direction régionale des affaires culturelles. La toiture doit notamment être restaurée. GUILLAUME SOUVANT / AFP