Cet article date de plus d'un an.

Info franceinfo L'œuvre de Miriam Cahn "Fuck Abstraction !", au cœur d'une polémique, a été dégradée avec de la peinture au Palais de Tokyo

Un individu a jeté de la peinture bordeaux sur une partie du tableau dimanche dans l'après-midi, a appris franceinfo. La ministre de la Culture s'est rendue au palais de Tokyo dans la foulée.
Article rédigé par franceinfo
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Le tableau "Fuck Abstraction !" de Miriam Cahn, exposé au Palais de Tokyo, a été dégradé dimanche 7 mai dans l'après-midi avec de la peinture. (FRANCEINFO)

L'œuvre Fuck Abstraction ! de Miriam Cahn, exposée au Palais de Tokyo, a été dégradée dimanche 7 mai dans l'après-midi, a appris franceinfo. Une partie du tableau a été aspergée de peinture bordeaux, dissimulée dans une bouteille de médicament, a rapporté le centre d'art parisien. "On a fermé la salle au public en attendant de voir les suites à donner au devenir de l’œuvre, en concertation avec l’artiste", a-t-il précisé. 

L'individu suspecté d'être à l'origine de la dégradation est un "homme assez âgé", selon nos informations. Il a été interpellé par les agents de sécurité du palais de Tokyo, puis emmené par la police, a confirmé le musée. L'action n'a, pour l'heure, pas été revendiquée. 

"Une attaque directe contre la liberté d'expression"

La ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, s'est rendue sur place. "C’est une attaque directe contre la liberté d’expression, ce qui est assez grave", a déclaré la ministre. "Ces œuvres sont certes très dures à regarder, mais partent d’une intention qui est de dénoncer les horreurs de la guerre", a-t-elle poursuivi.

L'œuvre Miriam Cahn se trouve au cœur d'une polémique depuis plusieurs semaines. Des associations de défense des droits de l'enfant avaient saisi le Conseil d'Etat mi-avril pour que soit décroché le tableau, une requête rejetée par l'institution. De son côté, la députée du Rassemblement national, Caroline Parmentier, avait interpellé la ministre de la Culture à l'Assemblée nationale, qualifiant le tableau de "pédopornographique".

Si l'artiste et le musée soutiennent que ce n'est pas un enfant sur le tableau, un dispositif de médiation avait été mis en place compte tenu du "caractère sensible de l’œuvre". Ainsi, les mineurs ne pouvaient pas rentrer sans être accompagnés d’adultes.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.