Une enquête sur Free, accusé de brider l'accès à YouTube

L'autorité des télécoms a ouvert une enquête administrative après des plaintes d'abonnés de l'opérateur.

La façade d\'un magasin Free, à Paris, le 19 juillet 2012.
La façade d'un magasin Free, à Paris, le 19 juillet 2012. (ANA AREVALO / AFP)

INTERNET – Les abonnés Free rencontrent, de façon continue, des problèmes pour accéder à la plateforme de diffusion de vidéos YouTube. L'Autorité des télécoms (Arcep) a annoncé, mercredi 5 décembre, avoir ouvert en novembre une enquête administrative sur ce sujet. Elle a demandé aux groupes Iliad (Free) et Google (YouTube), ainsi qu'à trois opérateurs "transitaires" chargés des transmissions, de "répondre à un questionnaire et de transmettre des explications techniques et financières avant fin décembre".

L'association de consommateurs UFC-Que Choisir a indiqué avoir reçu plus de 16 000 réponses en moins de 24 heures à un appel à témoignages concernant ces problèmes. Près de 83% des abonnés Free ayant répondu à ce questionnaire expliquent être "dans l'incapacité d'utiliser correctement YouTube". L'UFC croit savoir que l'origine de ces difficultés est un "défaut d'un accord sur l'interconnexion entre Free et Google", autrement dit un problème sur les liens entre le réseau de l'un et les services de l'autre.

"Début 2013, en fonction des réponses apportées, l'Arcep décidera s'il y a des suites à donner", a ajouté l'autorité.

D'autres opérateurs mis en cause

Mardi, l'UFC a tenu à préciser que si Free concentre l'essentiel des réclamations, "il n'est pas le seul à faire grogner ses clients".

Sur les 16 000 réponses reçues, 75% émanaient d'abonnés Free, 9% d'abonnés Orange, 7% de SFR, 5% de Numericable et 3% de Bouygues Telecom. Plus de 45% des abonnés Orange et SFR ayant répondu au questionnaire se plaignent également de l'accès à YouTube, ainsi que du streaming, c'est-à-dire le visionnage en direct sans téléchargementpuisqu'environ 20% des consommateurs sont également critiques vis-à-vis de la qualité de ce service.