"Splendeurs et misères" : la prostitution exposée au musée d'Orsay

Demi-mondaines ou filles des rues, les prostituées ont inspiré bien des artistes du XIXe siècle. Le musée d'Orsay, à Paris, leur consacre une grande manifestation.

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FRANCE 3

La grande exposition de rentrée du musée d'Orsay est consacrée cette année à la prostitution. A la fin du XIXe siècle, dans un Paris qui se transforme et s'urbanise, la figure de la courtisane, demi-mondaine, cocotte ou fille de maison close fascine et inspire tous les artistes, écrivains, peintres, musiciens ou photographes. L'exposition "Splendeurs et Misères, Images de la prostitution, 1850-1910", à voir jusqu'au 17 janvier 2016, montre la place occupée par ce monde interlope dans le développement de la peinture moderne. 

Au XIXe siècle, quand fleuristes et ouvrières ont du mal à boucler leurs fins de mois, la prostitution est d'abord clandestine et codifiée. À cette époque-là, une femme honnête ne va pas seule dans un bar, surtout si c'est à Pigalle. "Les cafés étaient fréquentés, en particulier à l'heure dite de l'absinthe, entre 5 heures et 7 heures, par les prostituées", explique au micro de France 3 Isolde Pludermacher, conservatrice du musée.

Grisette ou demi-mondaine, fille de joie ou du boxon

Derrière les façades des maisons de tolérance, la prostitution est autorisée. C'est un univers très réglementé, où chaque professionnelle doit être enregistrée à la préfecture de police et se soumettre régulièrement à des contrôles, surtout pour dépister des maladies comme la syphilis. Tout en haut de l'échelle de la prostitution, on retrouve les courtisanes, des femmes entretenues qui viennent souvent du monde du spectacle.

Sans surprise, le "plus vieux métier du monde" a fasciné les peintres du XIXe siècle et de nombreux photographes.

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