Enquête ouverte sur des tableaux de Picasso qui auraient été volés à son héritière

Catherine Hutin-Blay, fille de la dernière compagne du peintre espagnol, a déposé une plainte contre un consultant en art.

Une statue de Maurizio Cattelan représentant Pablo Picasso, exposée à Hambourg (Allemagne) à l\'occasion de \"Picasso dans l\'art contemporain\", le 30 mars 2015.
Une statue de Maurizio Cattelan représentant Pablo Picasso, exposée à Hambourg (Allemagne) à l'occasion de "Picasso dans l'art contemporain", le 30 mars 2015. (MALTE CHRISTIANS / DPA / AFP)

L'héritage de Picasso est à nouveau au cœur d'un contentieux. Trois mois après le procès de l'ancien électricien du génie espagnol accusé de recel, une nouvelle enquête a été ouverte et un consultant en art placé en garde à vue, après le dépôt d'une plainte de la belle-fille de Picasso. Catherine Hutin-Blay s'inquiète de la possible disparition de tableaux du maître qui lui appartiennent, rapporte l'AFP, mercredi 13 mai.

Fille de Jacqueline Roque, seconde épouse de Pablo Picasso, Catherine Hutin-Blay a porté plainte en mars, après avoir constaté que certaines de ses toiles apparaissaient sur le marché, selon une source judiciaire. Certaines figuraient également sur des clichés de la collection de l'homme d'affaires russe Dmitry Rybolovlev, président du club de football de l'AS Monaco.

Un marchand d'art placé en garde à vue et relâché

Ces tableaux ayant été confiés au marchand d'art Olivier Thomas pour être transportés puis entreposés en région parisienne, Catherine Hutin-Blay s'interroge sur le rôle qu'a pu jouer ce consultant en art dans leur disparition. Saisi de la plainte, le parquet de Paris a ouvert, le 23 mars, une information judiciaire pour "vol", "recel de vol" et "escroquerie".

Les policiers ont perquisitionné, lundi, le siège de la société de transport et de conservation d'œuvres Art Transit International, à Paris. Son gérant, Olivier Thomas a été interpellé lundi et placé en garde à vue dans les locaux de la brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire de Paris. Mais il a été remis en liberté sans poursuite, précise Le Parisien, jeudi.