Art moderne : les avant-gardes mexicaines ont rendez-vous au Grand Palais à Paris

Les artistes mexicains sont à l’honneur à Paris au Grand Palais, où s’est ouverte mercredi 5 octobre une exposition offrant un vaste panorama de l’art moderne mexicain entre 1900 et 1950.

L\'exposition \"Mexique 1900-1950\" au Grand Palais à Paris propose toute la diversité de l\'art moderne mexicain jusqu\'au 23 janvier 2017
L'exposition "Mexique 1900-1950" au Grand Palais à Paris propose toute la diversité de l'art moderne mexicain jusqu'au 23 janvier 2017 (YOAN VALAT / EPA)

Peintres, sculpteurs ou photographes, connus ou moins connus : les créations diversifiées d'artistes mexicains entre 1900 et 1950 sont présentées depuis le mercredi 5 octobre à Paris au Grand Palais, jusqu'au 23 janvier 2017. Agustin Arteaga est le commissaire de l’exposition. "Il s’agit de montrer la diversité de langage et les préoccupations que les artistes mexicains ont eues pendant cette période", explique-t-il.

Les femmes sont très présentes dans cette exposition. Elles ont pris une part très active à la scène artistique mexicaine. La photographe Tina Modotti, les peintres Maria Izquierdo et Nahui Olin font partie des pionnières. Leurs œuvres côtoient au Grand Palais celles de Frida Kahlo

Frida, l'indépendante

Parmi les réalisations incontournables de Frida Kahlo, l’Autoportrait aux cheveux coupés est exposé au Grand Palais. Le tableau a été peint en 1940 après sa rupture avec le peintre Diego Rivera. "C’est un cri d’indépendance", commente le commissaire de l'exposition. 

C'est pour Frida Kahlo sa façon de montrer à Diego Rivera qu’elle peut être un personnage absolument individuel, au-delà de lui et des choses qu’il aime.Agustin Arteaga,
commissaire de l’exposition

Agustin Arteaga ajoute que Diego Rivera "aimait Frida comme la représentation de la femme, avec les bijoux indiens, les cheveux coiffés. Là, elle [Frida Kahlo] se représente comme un homme en face de lui".

Au-delà de Diego Rivera très présent dans l’exposition, on découvre aussi au Grand Palais les représentants du mouvement stridentiste, qui prônait un renouvellement des formes esthétiques, ou encore ceux du surréalisme qui se développa sous l’influence des artistes européens exilés.