Vingt ans après sa disparition, se souvenir de l'écrivain Roger Frison Roche, premier de cordée

Une soirée était organisée par le Club Alpin Français de Grenoble pour rendre hommage au célèbre écrivain et alpiniste. 

Roger Frison-Roche devant son chalet chamoniard \"Deborence\",photo prise en 1960
Roger Frison-Roche devant son chalet chamoniard "Deborence",photo prise en 1960 (MAXPPP)

Roger Frison Roche (1906-1999), connu notamment pour son monument de la littérature alpine Premier de cordée est décédé à Chamonix il y a tout juste vingt ans. Alpiniste chevronné et aventurier, il a tout autant marqué le monde de la montagne que celui de la littérature. Le Club Alpin Français de Grenoble vient de lui rendre hommage au cours d'une soirée. Un documentaire qui revient sur son parcours et ses expéditions, La piste Frison-Roche écrit par Sophie Cuenot et réalisé par Arthur Chays a notamment été présenté. 

Au sommet avec "Premier de cordée"

Si le monde de l'alpinisme se souvient des exploits de Frison Roche, pour le grand public il reste surtout l'auteur de Premier de cordée, d'abord publié en 1941 dans La dépêche algérienne. Le roman sera adapté pour le grand écran par Louis Daquin en 1943. Un hymne à la montagne et à ceux qui y travaillent. Mais aussi une quête initiatique.

"On peut se reconnaître dans les valeurs du personnage qui est victime de vertiges, mais qui doit surmonter sa peur pour devenir guide", explique le journaliste Antoine Chandellier, auteur de Frison-Roche, une vie (Ed. Arthaud). "Quelque part, c'est un peu comme la France qui se réveille sonnée près la guerre. C'est un roman qui correspond à plein de situations que l'on doit surmonter". 

Un père pour les alpinistes

Roger Frison Roche est né à Paris en 1906, où sa famille possède plusieurs brasseries. Mais ses origines le rattrapent vite et dès ses 15 ans, il entreprend sa première ascension du Mont-Blanc. Il s'installera à Chamonix à 17 ans, en 1923, et deviendra vite incontournable dans le milieu alpin. "Il avait du charisme et une présence. Dès qu'il arrivait quelque part, on le remarquait. Il était très ouvert, on avait envie d'aller le voir et discuter avec lui" se souvient avec tendresse Bernard Prud'homme ancien président Compagnie des guides de Chamonix.