"The Mandalorian" saison 2 : un retour aux allures de western pour la série Star Wars de Disney+

Après une première saison remarquable en huit épisodes, la deuxième débute sous les meilleurs auspices avec un premier chapitre réalisé par Jon Favreau, à la gouverne de la série.

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France Télévisions Rédaction Culture
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La série Star Wars de Disney+ "The Mandolorian" revient avec un nouvel épisode tous les vendredis. (Disney+)

La première saison avait été une bonne surprise, la deuxième commence bien. "The Mandalorian" saison 2 sur Disney+ s’ouvre comme le premier opus dans une ambiance de western, mélange les mythologies, tout en creusant l’exploration de la planète Tatooïne, à la source de la trilogie originelle.

Chasseur de dragon

Ce premier épisode de la saison 2 est comme une aventure à part dans la saga du Mandalorian, ce chasseur de primes solitaire qui doit reconduire près des Jedi un petit être que les fans ont rapidement baptisé "Bébé Yoda".

À la recherche de son vaisseau spatial avec lequel il passerait incognito, le Mandalorian est en quête d’un de ses semblables qui lui permettrait de le retrouver. Il débarque sur la planète Tatooïne où il rencontre le "Marshall", protecteur d’une bourgade avec lequel il conclut un marché. Il s’avère détenteur d’une cuirasse d'un célèbre Mandalorien (bien connu des fans...), alors qu’il ne fait pas partie de la caste de chasseurs de primes : un blasphème. Le défi consiste, en échange de son armure, à tuer un gigantesque dragon qui menace toute la région, avec l’aide des Hommes des sables, autochtones de Tatooïne.

L’intrigue autour de l'enfant, alias "Bébé Yoda" passe à l’as, au profit d’un combat homérique contre le dragon. Motif emblématique des légendes médiévales, avec Saint-Georges ou Siegfried (les Nibelungen), il est ici identifié aux vers géants du roman Dune de Franck Herbert, dont on attend la prochaine adaptation au cinéma par Denis Villeneuve, et déjà porté à l’écran dans la version catastrophique de David Lynch, et dans une série télévisée.

La faune de Tatooïne

Une récupération très identifiée qui offre toutefois à voir une belle créature aux effets spéciaux impeccables. Elle enrichie le bestiaire de Tatooïne dont il est donné dans ce premier épisode un vaste échantillon. Entre de petites bestioles, croisement de reptiles et de rongeurs, des hybrides canins et de hyènes surmontés d’éventails osseux, les magnifiques banthas (bêtes de somme des Hommes des sables, seulement entraperçus dans les films), c’est toute une faune qui participe au récit. Mais ce sont les Hommes des sables, tout aussi sporadiques dans la saga, qui trouvent enfin une place de choix.

Un homme des sables sur un bantha, sa monture, dans le premier épisode de "The Mandalorian" saison 2, réalisé par Jon Favreau. (Disney+)

Si The Mandolorian creuse l’univers Star Wars, il se réfère avant tout au western. La notion-même de chasseur de primes relève du genre. Et Jon Favreau se plaît à réaliser des scènes de saloon, transposées dans un univers de science-fiction. Le personnage secondaire, Cobb Vahn, est le "Marshall" d’une bourgade de miniers, à l’image de l’homme sans nom incarné par Clint Eastwood dans les films de Sergio Leone - ou les siens propres -, les hommes des sables sont les Indiens locaux…

Robert Rodriguez rejoint la série

Les esprits chagrins se plaindront de toutes ces références et emprunts, qui laisseraient de côté l’univers Star Wars. Mais George Lucas, à l’origine de la saga, s’est toujours réclamé de tels emprunts mythologiques et cinématographiques. Jon Favreau reste dans son sillage. Soulignons enfin une mise en images somptueuse qui n’a rien à envier aux films, tout en respectant les codes narratifs propres aux séries. La fin de l’épisode réserve une petite surprise avec un personnage inattendu…

Les réalisateurs de la première saison, Taika Waititi et Dave Filoni, ont repris du service pour cette saison 2, et Robert Rodriguez (Alita) en a mis au moins un en scène. Le rythme de diffusion devrait être d’un épisode par semaine, le vendredi : pourvu que ça dure…

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