"Star Wars : l'Ascension de Skywalker": J. J. Abrams clôt la saga mythique sans faire d'étincelles

Le film le plus attendu de l’année referme la série "Star Wars", parmi les plus rentables de l’histoire du cinéma. Le réalisateur J. J. Abrams fait le job sans éblouir. 

Daisy Ridley incarnant Rey dans Star Wars : Les derniers Jedi (2017).
Daisy Ridley incarnant Rey dans Star Wars : Les derniers Jedi (2017). (LUCASFILM/ILM)

Fin de la troisième trilogie Star Wars, L’Ascension de Skywalker, sur les écrans mercredi 18 décembre, boucle la saga Skywalker. Les trois trilogies racontent les origines du héros Luke Skywalker, son initiation à la "Force", puis sa victoire sur le "côté obscur de la Force". J. J. Abrams, tête de pont de la troisième trilogie comme réalisateur des premier et troisième films, ne s’était pas forcément montré à la hauteur. Même si L'ascension de Skywalker est plus réussi que les deux films précédents. 

Un univers balisé

L’empereur Palpatine, à la tête des Sith, adeptes du "côté obscur de la Force", est de retour. Il veut s’accaparer Rey, initiée par Luke Skywalker, pour la mettre sur le trône du "Dernier ordre" qui succède à "L’Empire" et au "Premier ordre". Son disciple, Kylo Rein, fils de la princesse Leia et Han Solo, va tout faire pour convaincre Rey de s'allier à lui pour régner sur le "Dernier ordre". Pendant ce temps, l’Alliance rebelle rallie ses forces pour vaincre Palpatine. 

Walt Disney France

Difficile de s’émanciper d’un univers aussi balisé que celui de Star Wars. Les deux épisodes précédents (Le Réveil de la Force et Les Deniers Jedi) étaient plaqués sur la trilogie originelle, Un nouvel espoir (épisode 4) et L’Empire contre-attaque (épisode 5). L’Ascension de Skywalker s’en démarque, même si le film rappelle Le Retour du Jedi (épisode 6) dans l’accomplissement de Rey, à l'image de Luke devenu Jedi au terme des films réalisés de 1977 à 1983. Toutefois, les inventions visuelles sont toujours au rendez-vous et le dépaysement est total. 

Un scénario paresseux

Cette émancipation relative n'empêche pas de sérieuses lacunes dans le scénario. Beaucoup de fantômes et de ressuscités se manifestent dans cette Ascension de Skywalker. Des facilités du script qui trahissent un manque d’imagination dans les relances de l’intrigue. Ce que confirme des coïncidences douteuses, comme l’épisode des sables mouvants avec un sous-terrain opportun qui mène à une découverte importante. On ne saura d'ailleurs jamais comment les héros en sortent.

Rey (Daisy Ridley) fait face à Kylo Ren (Adam Driver) dans Star Wars- Episode IX : L\'Ascension de Skywalker\" de J. J. Abrams.
Rey (Daisy Ridley) fait face à Kylo Ren (Adam Driver) dans Star Wars- Episode IX : L'Ascension de Skywalker" de J. J. Abrams. (LUCASFILM LTD)

Le film vaut toutefois par ses couleurs et sa tonalité très sombre sur la mystérieuse planète où s’est réfugié Palpatine, à la tête d’une flotte gigantesque de destruction massive. Elle remplace l’Etoile noir, autour de laquelle tournait la première trilogie de 1977-83. Elle est aujourd’hui réduite à l’état d’épave, la meilleure idée du film. Bienvenue également la présence de Richard E. Grant, excellent en général du "Côté obscur".

Si L’Ascension de Skywalker se voit avec plaisir, le film manque toutefois de rythme au fil de ses 2h22. Son meilleur atout est d’en finir avec la saga Skywalker pour passer, on le souhaite, à d’autres explorations de l’univers Star Wars.

L\'affiche de \"Star Wars : l\'Ascension de Skywalker de J. J. Abrams. 
L'affiche de "Star Wars : l'Ascension de Skywalker de J. J. Abrams.  (THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE)


Le crépuscule d'une saga pour des générations de fans

FRANCE 2

La Fiche 

Genre : Science-fiction

Réalisateur : J. J. Abrams
Acteurs :  Daisy Ridley, Adam Driver, Oscar Isaac, John Boyega, Mark Hamill, Billy Dee Williams, Carrie Fisher, Keri Russell
Pays : Etats-Unis
Durée : 2h22
Sortie : 18 décembre 2019
Distributeur : The Walt Disney Company France

Synopsis : La conclusion de la saga Skywalker. De nouvelles légendes vont naître dans cette bataille épique pour la liberté.