Festival Ciné Comédies à Lille : "Les Tuche sont les descendants en ligne droite des Bronzés", estime Michel Blanc

À l'occasion du festival Ciné Comédies qui se tient à Lille, samedi 5 et dimanche 6 octobre 2019, le cinéaste et comédien Michel Blanc, invité d'honneur de cette édition, est l'invité de francienfo.

Michel Blanc en 2008.
Michel Blanc en 2008. (MAXPPP)

Le festival Ciné Comédies se tient à Lille, samedi 5 et dimanche 6 octobre 2019. L'invité d'honneur de cette année est le comédien et cinéaste Michel Blanc. "La comédie ça ne souffre pas la mollesse, ça ne souffre pas le manque de tempo", a-t-il assuré sur franceinfo.

Franceinfo : Est-ce qu'il y a toujours un peu de comédie dans vos rôles ?

Michel Blanc : À moins d'être un parfait schizophrène, il y a toujours un peu de soi dans les rôles. C'est vrai que quand je joue un rôle extrêmement sérieux, comme dans l'Exercice de l'État, la trace de la comédie telle que j'ai pu la pratiquer est assez mince. Mais dans le dernier film dans lequel je joue, qui sort en décembre, Docteur ?, c'est une vraie franche comédie comme je n'en n'avais pas fait depuis longtemps.  

Qu'est-ce-qui a changé dans la façon de faire de la comédie ?

La comédie ça ne souffre pas la mollesse, ça ne souffre pas le manque de tempo. Citons Les Tuche par exemple, qui me font beaucoup rire, pour moi ces films sont les descendants en ligne droite des Bronzés. C'est vraiment une volonté de faire rire avec des personnages excessifs.  

Quels sont les réalisateurs qui vous ont marqué ?

Il y a deux metteurs en scène à qui je dois beaucoup. Patrice Leconte parce que ça a été les débuts, c'est avec lui que j'ai travaillé sur plusieurs films, écrit des scénarios, je faisais les dialogues, il faisait la réalisation. Et puis un jour je lui ai proposé l'idée de Marche à l'ombre [le premier film réalisé par l'acteur], il m'a dit : "Mais ça tu vas le faire, mon vieux !". Moi j'avais très peur, car je n'avais jamais réalisé avant. Et puis le deuxième à qui je dois énormément c'est Bertrand Blier, grâce à lui j'ai eu un prix au festival de Cannes [dans Tenue de soirée, prix d'interprétation masculine en 1986], même si c'était un rôle de comédie, il m'a donné accès ensuite à une variété de rôles beaucoup plus importante, c'est énorme ce qu'il m'a apporté. Il m'a aussi apporté beaucoup en terme d'écriture.