"Crawl" : le spécialiste du cinéma fantastique Alexandre Aja convoque des alligators terrifiants

Un bon film d’horreur pour l’été, avec de grosses bêtes carnassières : c’est "Crawl", la dernière livraison d’Alexandre Aja qui, après "Piranhas", s’attaque à des alligators féroces.

Kaya Scodelario dans \"Crawl\" de Alexandre Aja?
Kaya Scodelario dans "Crawl" de Alexandre Aja? (PHOTO CREDIT: COURTESY PARAMOUNT)

Réalisateur français travaillant aux Etats-Unis, presque exclusivement dans le fantastique, Alexandre Aja après les remakes réussis de La Coline à des yeux ou Piranhas, prend pour cible des alligators voraces qui traquent les réfugiés d’un ouragan dans une maison au milieu d’un bayou de Floride. Crawl sort sur les écrans mercredi 24 juillet : des frissons rafraichissants en ces temps de canicule.

Respectueux du genre

Haley, championne de natation qui vient d’échouer à une compétition, ignore les consignes d’évacuation quand éclate un violent ouragan en Floride et part à la recherche de son père, un ex-entraîneur porté disparu. Arrivée à la maison familiale sous des trombes d’eau, elle le découvre au fond de la cave grièvement blessé. L’inondation ne cesse de monter et une course contre la montre s’engage quand apparaissent trois monstrueux alligators échappés du bayou qui les traquent sans répit…

Paramout Pictures France
Alexandre Aja n’a jusqu’à maintenant jamais failli dans la réalisation de films fantastiques toujours efficaces, faisant preuve d’un talent respectueux du genre et du public qui répond généralement présent. Si ses réussites sont plus ou moins grandes, le fils du réalisateur Alexandre Arcady et de la journaliste de cinéma Marie-Jo Jouan ne déçoit pas nos attentes avec Crawl

Moins d’humour, plus de suspense

Dans son nouveau thriller horrifique, Alexandre Aja remplace ses piranhas précédents par des alligators pour bouloter des proies sans défense et pas toujours très futés. Dans les deux cas, les grosses bêtes apparaissent suite à des phénomènes naturels extrêmes, séisme sous-marin, puis ouragan. Il reprend ainsi le vieux thème de la révolte de la nature contre l’homme, commun à nombre de films fantastiques et catastrophes. L’humour noir est moins présent que dans Piranhas, Aja préférant jouer dans Crawl de suspenses bien minutés. Il exploite ainsi à merveille le décor labyrinthique d’une sombre cave aux nombreux pièges. Tout comme il donne une belle dimension à ses extérieurs soumis à une terrible tornade. 

\"Crawl\" d\'Axandre Aja
"Crawl" d'Axandre Aja (PHOTO CREDIT: COURTESY PARAMOUNT)
Les acteurs Barry Pepper et surtout Kaya Scodelario sont mis à rude épreuve dans des performances très physiques, le reste de la distribution servant de casse-croute aux alligators déchaînés. Et l’on peut compter sur Alexandre Aja pour ne pas lésiner sur la violence des attaques, ni sur les litres d’hémoglobine déversés. Son héroïne et son père affaibli y laisseront quelques plumes… En cela, le réalisateur sait doser ses effets, entre l’attachement que l’on voue à ses personnages, le suspense et l’horreur.

L\'affiche de \"Crawl\" d\'Alexandre Aja.
L'affiche de "Crawl" d'Alexandre Aja. (Paramount Pictures France)

La fiche

Genre : horreur / catastrophe / action
Réalisateur : Alexandre Aja
Acteurs :  Kaya Scodelario, Barry Pepper, Morfydd Clark
Pays : Etats-Unis
Durée : 1H28
Sortie : 24 juillet 2019
Distributeur : Paramount Pictures France
Interdit aux moins de 12 ans

Synopsis : Quand un violent ouragan s’abat sur sa ville natale de Floride, Hayley ignore les ordres d’évacuation pour partir à la recherche de son père porté disparu. Elle le retrouve grièvement blessé dans le sous-sol de la maison familiale et réalise qu’ils sont tous les deux menacés par une inondation progressant à une vitesse inquiétante. Alors que s’enclenche une course contre la montre pour fuir l’ouragan en marche, Haley et son père comprennent que l’inondation est loin d’être la plus terrifiante des menaces qui les attend…