Mort de Gaspard Ulliel : "C'est une perte inouïe pour le cinéma français", réagit Roselyne Bachelot

Gaspard Ulliel "avait une sorte de grâce physique et intemporelle", a déclaré mercredi sur franceinfo la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, après la mort de l'acteur, victime d'un accident de ski.

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Radio France
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Gaspard Ulliel dans le film "La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier, en 2010. (ETIENNE GEORGE / COLLECTION CHRISTOPHEL VIA AFP)

Gaspard Ulliel est mort à l'âge de 37 ans, mercredi 19 janvier. Il a interprété de nombreux films en costume, et a incarné de nombreux personnages de l'histoire de France. "Il avait une sorte de grâce physique et intemporelle. On comprend qu'il ait pu interpréter des rôles différents. C'est une perte inouïe pour le cinéma français", a réagi Roselyne Bachelot, la ministre de la Culture, sur franceinfo.

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"J'ai pensé à la mort de Gérard Philippe, qui est mort au même âge, se souvient la ministre. Jean Villar sur la scène de Chaillot avait dit : 'La mort a frappé haut, elle a fauché celui-là même qui pour nous exprimait la vie'. Je fais l'analogie de ce destin tragique mais il était dans sa personnalité, dans sa modernité."

"Il a donné à tous les rôles qu'il a assurés une profondeur, une sensibilité, une magie tout à fait extraordinaire."

Roselyne Bachelot

à franceinfo

Roselyne Bachelot se souvient l'avoir vu pour la première dans le film Embrassez qui vous voudrez. "Il crevait l'écran, poursuit-elle. J'ai vu une grande partie de ses films. J'ai un petit coup de cœur pour un rôle qui n'a pas été récompensé, le duc de Guise, dans La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier, il était tout à fait magique. Dans le Saint-Laurent de Bertrand Bonello, il était tout à fait troublant."

Gaspard Ulliel a choisi de revenir en France alors qu'il aurait pu faire carrière à Hollywood. "C'est important de faire une carrière internationale et on ne saurait reprocher à un grand artiste français de faire une carrière internationale, assure la ministre. Mais c'était un acteur profondément français. Pour parler en franglais, il avait la 'french touch', évidemment."

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