Le festival toulousain Cinélatino récompense la chilienne Claudia Huaiquimilla pour son film "Mis hermanos sueñan despiertos"

80 réalisateurs ont été invités à ce festival qui présentait à Toulouse et dans sa région plus de 130 fictions ou documentaires.

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France Télévisions Rédaction Culture
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La réalisatrice chilienne Claudia Huaquimilla, le 3 mai 2017 à Santiago du Chili (MARIO RUIZ / EFE)

Le festival Cinélatino de Toulouse, l'un des plus grands rendez-vous du cinéma latino-américain en Europe, a décerné samedi 2 avril son grand prix au film Mis hermanos sueñan despiertos de la réalisatrice chilienne d'origine mapuche Claudia Huaiquimilla.

Inspiré de faits réels, le film déroule l'histoire de deux frères adolescents, Angel et Pulga, détenus en prison pour mineurs et dont le quotidien est marqué par la violence carcérale.

Claudia Huaiquimilla, deuxième fois prix du public

Avec ce film, Claudia Huaiquimilla a également recueilli le Prix du public, une distinction qu'elle avait déjà remporté en 2016 avec son premier long-métrage, Mala junta.

Le jury de cette 34e édition de Cinélatino a attribué deux mentions spéciale à Eami, une coproduction dirigée par la réalisatrice paraguayenne Paz Encina et à Camila saldrá esta noche de l'Argentine Inés María Barrionuevo.

La calma, de l'Argentin Mariano Cócolo, a remporté le Prix de la critique.

Au rayon des documentaires, Cantos que inundan el río du Colombien Germán Arango a été primé.

Hommage au Chilien Patricio Guzman 

Créé en 1989, Cinélatino a repris en ligne en 2021, après avoir été annulé en 2020 en raison de la pandémie de Covid-19. Quelque 80 réalisateurs ont été invités à ce festival qui présentait à Toulouse et dans sa région plus de 130 fictions ou documentaires.

Cette édition 2022 a rendu hommage au Chilien Patricio Guzman, 80 ans, qui a construit une oeuvre dense centrée sur la mémoire populaire du régime du socialiste Salvador Allende, que la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990) avait tenté d'effacer. Mais le réalisateur, qui a des problèmes de santé, n'a pas pu se rendre à Toulouse. 

Le festival a également mis à l'honneur le regard singulier de l'Argentin Matias Pineiro, 39 ans, dont l'oeuvre est marquée par le théâtre, et plus particulièrement par William Shakespeare.

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