La réalisatrice de "Rachida", l'Algérienne Yamina Bachir Chouikh, est morte à 68 ans

Son film "Rachida" mettait en scène une institutrice pendant la décennie noire du terrorisme. Yamina Bachir Chouikh est morte dimanche 3 avril à Alger.

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France Télévisions Rédaction Culture
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La réalisatrice algérienne Yamina Bachir-Chouikh à Cannes le 21 mai 2002 (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

La réalisatrice algérienne Yamina Bachir Chouikh, connue pour son film Rachida dénonçant la violence des années de terrorisme, est décédée dimanche 3 avril à Alger, des suites d'une longue maladie, a annoncé l'association de cinéma Lumières.

Monteuse de formation, Yamina Bachir, 68 ans, s'était fait connaître à l'étranger grâce à Rachida (2002) son premier long métrage. Le film mettait en scène une jeune institutrice dans un quartier populaire d'Alger, aux prises avec le terrorisme pendant la décennie noire (1992-2002) et dénonçait une "culture de la haine et de la violence".

"Rachida" présenté à Cannes

Le long métrage coproduit par Arte, StudioCanal et Ciné-Sud Promotion, sorti en France en janvier 2003, avait été remarqué dans plusieurs festivals et primé à Amiens (France), Namur (Belgique) et Marrakech (Maroc). Il avait été présenté à Cannes dans la section Un certain regard

En 2010, Yamina Bachir Chouikh avait réalisé un documentaire, Hier, aujourd'hui et demain, sur l’engagement des femmes pendant la guerre d'Algérie.

Née le 20 mars 1954 à Alger, elle avait fait ses débuts de monteuse au Centre national du cinéma algérien en 1973. Elle avait travaillé comme scripte sur Omar Gatlato de Merzak Allouache (1976) et Vent de sable de Mohamed Lakhdar-Hamina (1982).

Elle était l'épouse du réalisateur Mohamed Chouikh (La Citadelle, L'Arche du désert), dont elle avait monté la plupart des films, et la mère de la réalisatrice Yasmine Chouikh (Jusqu'à la fin des temps). Elle a été inhumée dimanche à Alger.

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