Festival de Deauville : "The Nest" de Sean Durkin rafle la mise avec trois prix

Trois prix en une seule fois : "The Nest" de Sean Durkin sacré au festival du film américain de Deauville.

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France Télévisions Rédaction Culture
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Jude Law et Carrie Coon dans "The Nest" de l'Américain Sean Durkin. (SEAN DURKIN)

Le festival du cinéma américain de Deauville a récompensé samedi de plusieurs prix The Nest de Sean Durkin, un "thriller oppressant" avec Jude Law et Carrie Coon, a annoncé la présidente du principal jury Vanessa Paradis.

Le film reçoit à la fois le Grand Prix du jury, le prix du jury de la Révélation, ex aequo avec The Assistant, premier film de Kitty Green, sur le harcèlement au travail, et le prix de la critique.



The Nest raconte le délitement d'une famille. En 1980 , Rory, un ancien courtier devenu un ambitieux entrepreneur, convainc Allison, son épouse américaine, et leurs deux enfants de quitter le confort d’une banlieue cossue des États-Unis pour s’installer en Angleterre, son pays de naissance. Persuadé d’y faire fortune, Rory loue un vieux manoir en pleine campagne. Mais l’isolement fissure peu à peu l’équilibre familial... "Une mise en scène élégante et des acteurs qui nous font oublier qu'ils jouent la comédie, beaucoup de leurs réactions surtout du personnage féminin que l'on aimerait adopter dans la vraie vie", se réjouit Vanessa Paradis. 



Le prix du jury présidé par Vanessa Paradis revient lui à First Cow de Kelly Reichardt, figure du cinéma américain indépendant, et à Lorelei, premier film de Sabrina Doyle. "Merci, je suis très émue, j'ai eu envie de pleurer", confie la réalisatrice britannique lors de la remise de son prix. 



Quinze films étaient en compétition dont huit signés par des femmes. Tous évoquent une Amérique au bord du gouffre. La réalisatrice Kitty Green a reçu ex aequo avec The Nest, le prix de la révélation pour The Assistant, un film sur le harcèlement sexule inspiré de l'affaire Weinstein.  "En ayant vu tous ces films, on a l'impression d'avoir une espèce de cartographie des Etats-Unis d'aujourd'hui", rapporte Vincent Lacoste ravi d'avoir participé en tant que jury au festival de Deauville. 

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