Le sulfureux Lars Von Trier revient avec un film d'horreur

Lars Von Trier maîtrise parfaitement l'art de la provocation. Illustration avec son dernier film, "The House That Jack Built", qui raconte le parcours sanglant d'un tueur en série dans les années 70 aux États-Unis.

France 3

Au Festival de Cannes en mai dernier, Lars Von Trier s'amusait à jouer une fois de plus au croque-mitaine. Le réalisateur de 62 ans défilait pour la 13e fois sur le tapis rouge. Rouge comme le sang qu'il aime faire couler dans ses films. Le dernier, The House That Jack Built, n'échappe pas à la règle avec Jack, un tueur en série patibulaire dont le spectateur suit le parcours sanglant.

Cauchemar assuré

Jack tue, étouffe, étrangle, mutile avec délectation, et le spectateur assiste avec effroi à la dérive de ce psychopathe. Dans tous ses films provocateurs, Lars Von Trier a embarqué des stars comme Nicole Kidman, Björk et Catherine Deneuve. En 2011, après ses propos complaisants sur Hitler à Cannes (Alpes-Maritimes), il est banni du Festival pendant sept ans. Aujourd'hui, son cinéma se nourrit pourtant toujours de ses névroses et de ses dépressions. Lars Von Trier est un peu manipulateur quand le film véhicule une comparaison fumeuse entre meurtres et œuvres d'art. Les amateurs sauront apprécier cette petite boutique des horreurs où les moins de 16 ans ne peuvent entrer.

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Matt Dillon dans \"The House that Jack Built\" de Lars von Trier.
Matt Dillon dans "The House that Jack Built" de Lars von Trier. (CONCORDE FILMVERLEIH GMBH / ZENTROPA / CHRISTIAN GEISNAES)