"C'est de la provoc' et j'aime bien ça" : au Festival de Cannes, le militant Cédric Herrou va monter les marches en compagnie de deux réfugiés

L'agriculteur Cédric Herrou, devenu le symbole de l’aide aux migrants, fait partie des personnes suivies par le réalisateur Michel Toesca dans le documentaire "Libre", présenté hors compétition au Festival de Cannes.

Cédric Herrou, le 8 août 2017, à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).
Cédric Herrou, le 8 août 2017, à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). (MAXPPP)

"Imaginez-vous le Festival de Cannes, la Côte d’Azur, les strass, les paillettes, l’exil fiscal. Et nous, on va montrer la vraie Côte d’Azur." Le militant venant en aide aux migrants, Cédric Herrou, va assister, jeudi 17 mai, à la projection du documentaire Libre en compagnie de deux réfugiés, "parce que c’est de la provoc’ et j’aime bien ça", a déclaré l’agriculteur au micro de franceinfo.

Ça dérange beaucoup le préfet et si je suis content de monter les marches du Festival de Cannes, c’est juste pour çaCédric Herrou

Celui qui est devenu le symbole de l’aide aux migrants fait partie des personnes suivies par le réalisateur Michel Toesca dans ce documentaire qui part à la rencontre des habitants de la vallée de la Roya et des réfugiés qui passent la frontière italienne. En montant les marches, Cédric Herrou a le sentiment de montrer "la chasse aux noirs, le racisme. C’est tout le côté pourri de la Côte d’Azur et on emmène ça au Festival de Cannes et ça dérange beaucoup le ministère de l’Intérieur".

"Déranger, c’est sortir du rang, c’est un peu faire bouger les lignes." Par cette démarche, le but de Cédric Herrou "n’est pas de taquiner le préfet, même si ça me fait plaisir, c’est qu’il y ait une réaction et de le faire un peu dans la déconne", a conclu celui qui est poursuivi par la justice pour "délit de solidarité". Le militant est toujours en attente de la date de son procès en cassation.