Un an après son lancement, la Cinémathèque du documentaire promeut le genre partout en France

En un an d'existence, la Cinémathèque du documentaire a réussi à fédérer une quarantaine de salles dans toute la France. Basée à la Bibliothèque publique d'information (Bpi) du Centre Pompidou à Paris, elle a donné lieu à un regain d'intérêt pour le documentaire en attirant un public plus vaste que prévu.

Le documentariste Jean Marie Drot en tournage à Varsovie pour \"Varsovie, une ville que les Nazis voulaient assassiner\" 
Le documentariste Jean Marie Drot en tournage à Varsovie pour "Varsovie, une ville que les Nazis voulaient assassiner"  (ROBERT PICARD / INA)
La Cinémathèque du documentaire a pour mission d'identifier et recenser les oeuvres documentaires, et de promouvoir le genre en facilitant sa diffusion partout en France. "Le monde du documentaire a longtemps été mis de côté par celui du cinéma, on a voulu comblé le vide", a expliqué en marge du festival Fipadoc sa présidente Julie Bertuccelli, qui cherche à créer une "cinéphilie documentaire".

Un "enthousiasme" pour le documentaire

Pour sa première année de fonctionnement, la structure a soutenu les projets d'une vingtaine de lieux (médiathèques, associations, cinémas, cinémathèques...) à hauteur d'environ 150.000 euros, ce qui leur a permis d'offrir une "deuxième vie" à des documentaires déjà sortis (à la télévision ou au cinéma). A Paris, la "vitrine" de la Cinémathèque du documentaire, qui se situe dans la Bibliothèque publique d'information (Bpi) du Centre Georges-Pompidou, a organisé environ 350 séances qui ont accueilli plus de 14.000 spectateurs.

"Nous sommes très heureux de ces bons résultats et de l'enthousiasme autour du documentaire", a salué Julie Bertuccelli, qui ne s'attendait pas à une telle fréquentation. Les chiffres des autres salles du réseau seront connus dans quelques mois. La Cinémathèque est dotée d'un budget annuel de 800.000 euros pour subventionner les projets du réseau et également pour acheter les droits d'une dizaine de films.

Un festival annoncé

Elle prépare aussi un festival de reprise des meilleurs documentaires sortis en salle l'année précédente, qui pourrait être monté en juin ou septembre, espère Mme Bertuccelli, qui préside par ailleurs la société d'auteurs Scam. "Des partenariats avec des structures européennes et internationales sont également prévus : des contacts ont été pris avec Lisbonne et Bruxelles, ainsi qu'avec le réseau des instituts français", précise-t-elle.
 
Pour 2019, la Cinémathèque du documentaire prévoit une variété de projections et rencontres, du plus pointu, comme celles consacrées en mai à Laïla Pakalnina, cinéaste lettone formée en URSS, au plus grand public, avec une thématique autour du sport à l'automne.