Cinéma : "Paris la blanche",un récit d'immigrés à vocation universelle

Le film sort en salles mercredi. "Paris la blanche", de Lidia Leber Terki, raconte le parcours émouvant d'une femme algérienne qui vient en France chercher son mari, travailleur immigré qui n'a jamais pu retourner au pays.

Image extraite de la bande annonce du film \"Paris la blanche\", de Lidia Leber Terki, avec dans les rôles principaux Tassadit Mandi (ci-contre) et Zahir Bouzerar.
Image extraite de la bande annonce du film "Paris la blanche", de Lidia Leber Terki, avec dans les rôles principaux Tassadit Mandi (ci-contre) et Zahir Bouzerar. (CAPTURE D'ECRAN YOUTUBE)

Paris la blanche, de Lidia Leber Terki, sort en salle mercredi 29 mars. C'est le film franceinfo de la semaine. Il raconte le parcours émouvant d'une femme algérienne qui vient en France chercher son mari. Il est l'un de ces "chibanis", ces travailleurs immigrés qui n'ont jamais pu retourner au pays.

L'histoire est-elle crédible ? Peu importe. Lidia Leber Terki a voulu raconter une belle histoire d'amour, qui sorte de l'ombre ces hommes déracinés.

Rekia a toujours reçu l'argent de son mari parti travailler en France il y a près de 50 ans. Puis un jour, plus de nouvelles. Elle décide d'aller le retrouver à Paris. Commence alors une longue quête que la fiction rend possible.

Des acteurs d'une grande sensibilité

Quand ces deux êtres fragiles se retrouvent dans un foyer Sonacotra voué à la destruction, le temps s'arrête. Mais dans leurs silences, il y a une impossibilité. Lidia Leber Terki a trouvé deux acteurs algériens d'une grande sensibilité. "Zahir Bouzerar, qui joue le rôle de Nour, a ce côté très poétique dans son visage, très marqué mais très beau, qui est là sans être là, qui en même temps est romantique. Il aime toujours sa femme mais c’est comme si c’était un amour perdu qu’il a dans les rêves", confie Lidia Leber Terki.

"Quant à elle (Rekia, interprêtée par Tassadit Mandi, prix de la meilleure interprétation féminine du Festival International du Film de Saint-Jean-de-Luz) ), ce qu’elle veut, c’est vraiment qu’il retrouve quelque part sa dignité. Mais en même temps je trouvais cela assez romanesque et beau, une femme qui vient dire au-revoir et merci à son mari", poursuit la réalisatrice.

Dans Paris la blanche, le spectateur peut combler les non-dits, les trous dans l'histoire. C'est un récit d'immigrés à vocation universelle.