Parité femmes/hommes au sein de l’Académie des César : la réalisatrice Claire Denis salue "un pas en avant"

Mais pour la réalisatrice, les César sont "seulement un reflet" du cinéma français.

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Radio France
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La réalisatrice Claire Denis, le 24 mai 2019. (ALBERTO PIZZOLI / AFP)

"C’est un pas en avant, je trouve que c’est très bien", a salué la réalisatrice Claire Denis vendredi 10 juillet sur franceinfo. Cinq mois après une crise inédite dans le cinéma français et la démission collective de ses dirigeants, l'Académie des César a annoncé jeudi l'adoption d'une large réforme de ses statuts, prévoyant notamment une "parité intégrale" entre femmes et hommes dans ses instances de décision.

"Après, pour moi, ce n'est pas forcément 50/50. C’est bien qu’il y ait des femmes et des hommes qui travaillent dans le cinéma, c’est cela qui compte aussi, c'est que ce soit des gens qui fassent vraiment partie du cinéma, c’est ça qui va amener de la lumière", a ajouté la réalisatrice de High Life (2018), qui regrette d’avoir été considérée comme une "brebis galeuse" lors de la dernière cérémonie des César. "C’est moi qui ai ouvert, avec Emmanuelle Bercot, l’enveloppe récompensant Polanski, c’est moi qui ai prononcé son nom", a-t-elle rappelé, avant d’ajouter : "Je pense que ça reflétait les votants, pas forcément le bureau des César". Au total, 4 313 membres de l'Académie votent pour décerner les prix.

Le cinéma français est "loin d'être sclérosé"

Désormais, l'assemblée générale, le conseil d'administration et le bureau de l'association seront paritaires, avec "un tandem homme/femme pour la présidence", a annoncé jeudi dans un communiqué l'Académie, qui a été accusée d'opacité et d'entre-soi par de nombreuses personnalités du 7e art.

Pour Claire Denis, les instances de décision de l'Académie des César "ne représentent pas le cinéma français" qui est "loin d'être sclérosé". "Les César, c'est seulement un reflet. Et c'est un reflet qui peut être terni par des manipulations plus obscures. Mais je pense que le principe même de remettre des prix à des films qui ont été aimés n’assombrit pas et ne sclérose pas le cinéma français", a-t-elle estimé.

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