Brexit, procès Weinstein et "Charlie Hebdo", élections municipales, présidentielle américaine... Neuf événements qui vont rythmer 2020

De nombreux rendez-vous politiques, judiciaires et sportifs sont attendus en 2020. Franceinfo vous a préparé un calendrier.

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, le 11 décembre 2019 à Essex (Royaume-Uni).
Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, le 11 décembre 2019 à Essex (Royaume-Uni). (BEN STANSALL / AFP)

Des compétitions sportives, des procès très attendus, des élections en France et à l'étranger, des sommets internationaux... Si l'actualité de 2020 reste à écrire, on connaît déjà les grands événements qui vont rythmer cette nouvelle année.

Franceinfo vous a détaillé les dates à retenir.

Janvier : le Brexit et le procès d'Harvey Weinstein

6 janvier : Le producteur américain, visé par des accusations portées contre lui par plusieurs actrices pour agressions sexuelles et viols, qui ont déclenché le mouvement #MeToo contre les violences sexuelles, sera jugé à New York à partir de cette date. Si plus de 80 femmes ont mis en cause l'ancien magnat d'Hollywood, il n'y aura finalement que deux plaignantes à ce procès qui doit durer deux mois. En cause, une stratégie offensive d'Harvey Weinstein et de ses avocats, que franceinfo vous décryptait en octobre.

31 janvier : Après de multiples reports, le Royaume-Uni doit quitter l'Union européenne à la fin du mois. Boris Johnson bénéficie désormais d'une confortable majorité au Parlement après les élections législatives pour faire adopter le projet de loi organisant le Brexit. Juste avant les fêtes, une première étape décisive a été approuvée par les parlementaires.

Février : le procès de François Fillon 

24 février : Trois ans après l'élection présidentielle, François Fillon, son épouse, Penelope, et son ancien suppléant à l'assemblée, Marc Joulaud, seront jugés pour l'affaire des emplois présumés fictifs qui avait plombé la campagne du candidat de la droite. L'ancien Premier ministre devra notamment répondre de "détournement de fonds publics" sur plusieurs périodes entre 1998 et 2013, "complicité et recel" de ce délit, et "complicité et recel d'abus de biens sociaux". Mais aussi de "manquement aux obligations déclaratives de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique". Le procès est programmé jusqu'au 11 mars.

Mars : les élections municipales

15 et 22 mars : Moins d'un an après les élections européennes, les Français sont à nouveau appelés aux urnes, cette fois-ci pour élire leur maire. Ce sera sans Patrick Balkany, qui a finalement renoncé à se présenter à cause de ses ennuis judiciaires, et Jean-Claude Gaudin, qui prend sa retraite à Marseille, mais avec Martine Aubry, candidate pour la quatrième fois à Lille face à une ancienne collaboratrice, et Anne Hidalgo, qui compte bien profiter des divisions de La République en marche pour rester maire de Paris.

Mai : le procès des attentats de janvier 2015 à "Charlie Hebdo", Montrouge et l'Hyper Cacher

4 mai : C'est le premier grand procès de la vague d'attentats qui a frappé la France à partir de 2015. Le 7 janvier 2015, les frères Chérif et Saïd Kouachi, des islamistes radicaux, tuaient 12 personnes dans l'attaque de la rédaction de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo avant de prendre la fuite. Le lendemain, Amedy Coulibaly, délinquant multirécidiviste radicalisé, abattait une policière municipale à Montrouge, près de Paris. Le 9 janvier, il tuait quatre hommes, tous juifs, lors d'une prise d'otages au magasin Hyper Cacher, dans l'est parisien. Amedy Coulibaly a été tué dans l'épicerie lors de l'assaut policier. Les frères Kouachi ont été abattus dans l'imprimerie de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) où ils s'étaient retranchés.

Ces faits seront jugés du 4 mai au 10 juillet. Malgré la mort des trois terroristes, quatorze personnes sont renvoyées – dont trois par défaut – devant la cour d'assises spéciale de Paris. Le principal accusé est le Franco-Turc Ali Riza Polat, mis en cause pour son rôle central dans les préparatifs des attentats, en particulier la fourniture de l'arsenal utilisé par les terroristes.

Juin : l'Euro de football

12 juin : Deux ans après sa victoire en Coupe du monde et quatre ans après sa défaite en finale de l'Euro contre le Portugal, l'équipe de France reprend du service. Pas gâtés par le tirage au sort, les Bleus affronteront l'Allemagne (16 juin), l'une des équipes barragistes (20 juin) et le Portugal (24 juin). Pour la première fois, la compétition se déroulera dans douze villes de douze pays : Rome (Italie), Bakou (Azerbaïdjan), Saint-Pétersbourg (Russie), Copenhague (Danemark), Amsterdam (Pays-Bas), Bucarest (Roumanie), Londres (Royaume-Uni), Glasgow (Ecosse), Bilbao (Espagne), Dublin (Irlande), Munich (Allemagne) et Budapest (Hongrie).

Juillet-août : les Jeux olympiques de Tokyo

24 juillet : Les athlètes du monde entier s'affronteront jusqu'au 9 août pour décrocher la médaille d'or dans leur discipline. Ces Jeux olympiques se feront a priori sans le drapeau russe, le pays ayant été sanctionné pour des manquements aux règles anti-dopage, mais peut-être avec le footballeur Kylian Mbappé. La star des Bleus voudrait jouer l'Euro et le tournoi olympique de football réservé aux moins de 21 ans.

Novembre : l'élection présidentielle aux Etats-Unis et la COP26 à Glasgow

3 novembre : Donald Trump sera-t-il réélu à la Maison Blanche ? Les Américains en décideront début novembre lors des élections présidentielles et sénatoriales. Visé par une procédure de destitution, le président américain conserve cependant de bonnes chances de l'emporter face aux démocrates, qui pourraient être représentés par l'ancien vice-président Joe Biden.

9 novembre : Après l'échec de la COP25, les Etats ont à nouveau rendez-vous pour parler de la lutte contre le réchauffement climatique. En théorie, ils doivent soumettre d'ici à cette échéance une version révisée – c'est-à-dire des efforts supplémentaires – des engagements pris lors de la COP21 à Paris en 2015. Ces derniers sont en effet insuffisants pour éviter un réchauffement de grande ampleur. Au rythme actuel des émissions de CO2, le mercure pourrait gagner jusqu'à 4 ou 5 °C d'ici la fin du siècle. Et même si les quelque 200 signataires de l'accord de Paris respectent leurs engagements, le réchauffement pourrait dépasser les 3 °C.