Uderzo : cette empreinte que le père d'Astérix laisse à Angoulême

Uderzo est partout dans la cité charentaise. Il aura marqué le Festival international de la bande dessinée.

Uderzo au 40e festival de la BD d\'Angoulême en 2013
Uderzo au 40e festival de la BD d'Angoulême en 2013 (XAVIER LEOTY / MAXPPP)

Le monument Albert Uderzo avait une place de choix dans le coeur d'Angoulême où il va laisser son nom et son empreinte. Le Festival international de la bande dessinée n'est pas prêt d'oublier celui qu'il considère comme l'un des plus impressionants dessinateurs français de BD.

Une salle qui porte son nom, un obélisque érigé place de la gare, une école inaugurée en sa présence en 2013 : c'est peu dire qu'Angoulême chérissait Albert Uderzo. Le festival lui a attribué d'ailleurs le Prix du Millénaire en 1999.

Francis Groux, co-fondateur du FIBD se souvient bien des débuts du jeune Uderzo comme grouillot à la Société parisienne d'édition : "Il était tout gamin et, accoudé à la planche à dessin, il regardait travailler le dessinateur Calvo".

Humour et réalisme

Francis Groux connaît tout du parcours d'Albert Uderzo. Le numéro de Pilote du 3 mars 1960 entre les mains, il évoque avec nostalgie l'apparition, dans la revue créée par Goscigny et Uderzo, d'Astérix mais aussi de Tanguy et Laverdure dont Uderzo a été le premier dessinateur.

Uderzo avait les deux styles : le style humoristique que l'on retrouve dans Astérix mais aussi le style réaliste de Tanguy et LaverdureFrancis GrouxCo-fondateur du FIBD d’Angoulême

Sur son site, le festival international de la BD d'Angoulême rend en ces mots hommage à Albert Uderzo :

L'un des plus impressionnant, si ce n'est le plus impressionnant, des dessinateurs de bande dessinée français, vient de nous quitter. Cet homme rendait toutes les formes onctueuses et multipliait les images d'une densité et d'une lisibilité hors norme.FIBD