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Les auteurs de BD vont être payés pour leurs séances de dédicaces lors des festivals

Ça commence à Angoulême : le ministère de la Culture annonce que les auteurs de BD, souvent dans une grande précarité, vont être rémunérés quand ils dédicacent leurs albums dans les festivals

Article rédigé par franceinfo Culture avec AFP
France Télévisions - Rédaction Culture
Publié
Temps de lecture : 1 min
L'auteur de mangas Riyoko Ideda dédicace ses albums au festival d'Angoulême (janvier 2011) (ROMAIN PERROCHEAU / AFP)

Les auteurs de bande dessinée estimaient qu'ils devraient être payés pour les séances de dédicaces. Ce sera le cas lors des festivals, a annoncé vendredi 11 mars le ministère de la Culture, juste avant le Festival d'Angoulême.

Le ministère a indiqué dans un communiqué avoir signé "un protocole pour la rémunération des dédicaces des auteurs et des autrices de bande dessinée dans les festivals" avec le Centre national du livre (CNL), le Syndicat national de l'édition (SNE), le Syndicat des éditeurs alternatifs (SEA), la Société française des intérêts des auteurs de l'écrit (Sofia) et les dix plus grands festivals.

Le Festival international de la bande dessinée d'Angoulême, qui ouvre ses portes au grand public jeudi, est concerné dès cette édition 2022. Le protocole, valable pour trois ans, prévoit une "rémunération forfaitaire", selon des modalités qui n'ont pas été divulguées.

De nombreux auteurs dans une grande précarité

La question divisait le secteur de la BD, entre des auteurs qui estimaient que ce travail méritait un salaire, des éditeurs sceptiques, et des festivals qui clamaient avoir des budgets très serrés. Des initiatives individuelles dans ce sens avaient vu le jour, comme celles du festival SoBD ou de l'éditeur Auzou.

La bande dessinée est de loin le secteur qui progresse le plus rapidement sur le marché du livre. Mais sa prospérité profite à peu d'auteurs, et en laisse beaucoup dans une grande précarité. Les derniers chiffres précis en date, à l'occasion des États généraux de la BD en 2016, faisaient état de 36% des auteurs vivant sous le seuil de pauvreté, et 53% gagnant moins que le salaire minimum.

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