À Marseille, le pionnier du street art américain Kool Koor prépare sa nouvelle exposition

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Résidence Kool Koor à Marseille
Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Culture

Accueilli en résidence au château de Forbin, l'artiste new yorkais prépare une série de nouveaux tableaux. 

Il est considéré comme l'un des pionniers du street art à l'américaine. Kool Koor a pris ses quartiers au château de Forbin à Marseille.

Au terme de sa résidence artistique, Kool Koor présentera une vingtaine d'œuvres inédites dans la galerie du château, dès le mois de juin si les conditions sanitaires le permettent. Pour cette nouvelle exposition, l'artiste américain a décidé de revenir au passé et à son attachement à la thématique du robot. "Quand je travaille c'est toujours un peu comme de la méditation, je suis connecté à ce que je fais et pour cette expo, je replonge dans cet univers et cette énergie de l'époque", dévoile-t-il. Dans le hall du château de Forbin, on peut à ce titre découvrir l'une de ses œuvres des années 1980.

Oeuvre des années 80 de Kool Koor exposée au château de Forbin à Marseille  (France 3 PACA)

De la rue au musée

Le parcours artistique de Kool Koor est semé de rencontres et de réflexions. Né à New York dans le South Bronx en 1963, il évolue depuis ses treize ans dans le milieu de street art. Frère d'armes de Jean-Michel Basquiat et de Keith Haring, Kool Koor réalise ses premiers graffiti dans les rues et le métro de New York. En 1978, il est admis à la High School of Art and Design de la ville dont il sort diplômé en 1982. Passé des murs aux toiles, il expose pour la première fois à l'âge de 16 ans à la Fashion Moda. 

Reconnu dans le monde entier, ses œuvres sont présentes dans les musées les plus prestigieux du monde comme le Metropolitan Museum de New York, le Groninger Museum aux Pays-Bas et le BAM (Beaux-Arts Mons) en Belgique. Il garde toujours la rigueur des grands artistes qui ont traversé le temps. "C'est toujours un travail spontané mais pour que la spontanéité ait l'espace de fonctionner il faut de bonnes conditions et de bons outils" 

Peindre le rêve

Cela fait plus de 20 ans que Kool Koor a quitté les États-Unis pour l'Europe. C'est à Bruxelles qu'il a installé son atelier et qu'il essaime le paysage urbain de ses fresques. À la bombe ou au feutre, ses œuvres sont autant de paysages inspirés de l'imaginaire et de la spiritualité. 

"On est dans un rêve, j'ai mes propres émotions qui sont là pendant la création mais je laisse la porte ouverte à chaque personne qui regarde pour se plonger et voyager", explique-t-il. Villes futuristes peuplées de robots, paysages abstraits aux couleurs flashy, le style unique de Kool Koor est immédiatement reconnaissable. 

La thématique des robots, source d'inspiration pour Kool Koor  (France 3 PACA)

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