Il a sculpté Mandela, Pesquet ou encore Dubosc au musée Grévin : dans les coulisses de l'atelier de Stéphane Barret à Tours

Stéphane Barret a réalisé environ cinquante visages pour le musée Grévin. En parallèle, il développe des projets personnels dans son atelier de Tours. 

Franck Dubosc, l\'un des visages réalisés par le sculpteur Stéphane Barret pour le musée Grévin
Franck Dubosc, l'un des visages réalisés par le sculpteur Stéphane Barret pour le musée Grévin (France 3 Centre-Val de Loire)

Stéphane Bern, Nelson Mandela, Thomas Pesquet et bien d'autres : c'est une véritable galerie de célébrités dans l'atelier de Stéphane Barret à Tours. Cela fait une vingtaine d'années que le sculpteur, spécialiste de l'hyperréalisme, collabore avec le prestigieux musée Grévin. Il a ouvert les portes de son atelier au public pour une journée découverte. 

Après une première carrière dans l'industrie mécanique, Stéphane Barret décide, à 31 ans, de changer de vie et de se consacrer à sa passion première, la sculpture. Il reprend ses études et commence à se faire connaître grâce à ses créations hyperréalistes. Au début des années 2000, il est ainsi auditionné par le musée Grévin. "Sur ce test, j'ai fait deux personnages, Bruce Willis et Rodin", raconte-t-il. "Peu de temps après, l'un des sculpteurs du musée est parti et ils m'ont rappelé pour que je continue avec eux"

Le sculpteur Stéphane Barret travaille sur la reproduction en cire de l\'acteur Brad Pitt pour le musée Grévin de Paris, en juillet 2011. 
Le sculpteur Stéphane Barret travaille sur la reproduction en cire de l'acteur Brad Pitt pour le musée Grévin de Paris, en juillet 2011.  (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Et c'est ainsi qu'il façonne depuis 20 ans des visages de stars, dont Angelina Jolie et Brad Pitt. Une carte de visite sans précédent qui lui permet de développer des projets plus personnels. 

Récompensé au salon d'art contemporain de Paris

C'est à Tours qu'il a décidé de poser ses valises au début de l'année. Il travaille notamment sur une série de personnages atypiques. Des hommes et des femmes nus et affublés de coiffures ou d'accessoires extravagants ou démesurés. Un travail remarqué au salon international d'art contemporain Art3f à Paris l'hiver dernier, qui lui a valu de recevoir le Prix coup de coeur du salon. 

Survivre à la crise sanitaire

A Tours, Stéphane Barret a ouvert les portes de son atelier au public à l'occasion de journées de découverte des ateliers d'artistes dans la région. L'occasion de montrer son travail et de se faire connaître, dans un contexte très difficile. Comme pour tous les artistes, la crise sanitaire est une épreuve. "Je travaille avec plusieurs musées, dont Grévin. Et avec le peu d'entrées qu'il y a en ce moment, je ne suis pas sûr qu'ils vont investir prochainement dans la fabrication de nouveaux personnages", s'inquiète-t-il. En attendant, il souhaite ouvrir son atelier à d'autres artistes et le transformer en showroom. Des projets plein la tête avant d'en sculpter de nouvelles.