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"Visa pour l'image" : Andrew Quilty raconte l'horreur oubliée en Afghanistan
Un combat oublié des médias, mais pas des photographes. Les clichés sur l'Afghanistan de l’australien Andrew Quilty sont exposés à "Visa pour l'image" jusqu’au 11 septembre. L'exposition "Après l'opération "Liberté immuable" montre combien le conflit continue de faire rage loin des yeux du monde occidental.
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Depuis 15 ans, la guerre en Afghanistan fait rage. Toujours en guerre, ce pays n’a pas connu une année de répit, mais son sort n’est pas pour autant évoqué dans les médias de façon régulière. L’Afghanistan, un conflit oublié que le photographe australien Andrew Quilty ,basé à Kaboul, continue de vivre. Quelques-uns de ses clichés sont exposés à l’occasion de l’édition 2016 du festival "Visa pour l’image" à Perpignan.
Une guerre toujours présente
Maisons en ruine, hommes et femmes blessés, militaires, civils armés, les photographies d'Andrew Quilty nous rappellent quelles sont les conditions de vie des Afghans aujourd'hui. Ces clichés datent de 2013 à nos jours, et proviennent des 34 provinces du pays. Andrew Quilty a ratissé les zones de guerre et s’est notamment rendu à Kunduz après le bombardement d’un hôpital de MSF par les Américains le 3 octobre 2015. De cet drame, le photographe fera des clichés souvent insoutenables, comme cette photo d’un homme, Baynazar Mohammad Nazar, décédé sur la table d’opération, à cause du bombardement.
Face à ces clichés, les visiteurs sont déstabilisés : "On peut à chaque fois se poser la question de pourquoi les gens se battent et on cherche les causes, les intérêts défendus. On se dit que ce n’est pas un pays riche et pourtant ils se battent. Pourquoi ? Maintenant ça devient de plus en plus compliqué de le déterminer et on n’en voit plus l’issue", confie l’un d’entre eux.
Reportage : M. Tamon / J. Lopez / J. Olivier
Face à ces clichés, les visiteurs sont déstabilisés : "On peut à chaque fois se poser la question de pourquoi les gens se battent et on cherche les causes, les intérêts défendus. On se dit que ce n’est pas un pays riche et pourtant ils se battent. Pourquoi ? Maintenant ça devient de plus en plus compliqué de le déterminer et on n’en voit plus l’issue", confie l’un d’entre eux.
Reportage : M. Tamon / J. Lopez / J. Olivier
Un photographe d’Instagram
Andrew Quilty est photojournaliste. À 34 ans, l’Australien a passé 4 ans à parcourir le Moyen-Orient. 4 ans durant lesquels il a pu suivre la guerre en Afghanistan notamment grâce à son compte Instagram.
Avec 150 000 abonnés à ce jour, il comptabilise quelque 700 publications sur le réseau social. Ouvert en 2012, son compte devient pour lui un nouveau support de travail en 2014, dès son arrivée au Moyen-Orient. La différence avec une photo classique? La légende. Le photographe tient son succès de clichés simples, sans un surplus d’éléments et d'une bonne description. Un succès qui le frustre parfois, lorsqu’il trouve qu’une photo prise avec son portable est meilleure que celle qu’il a prise avec son matériel professionnel.
Les photographies d’Andrew Quilty sont visibles jusqu’au 11 septembre au festival international de photojournalisme de Perpignan, ainsi que sur son compte instagram.
Avec 150 000 abonnés à ce jour, il comptabilise quelque 700 publications sur le réseau social. Ouvert en 2012, son compte devient pour lui un nouveau support de travail en 2014, dès son arrivée au Moyen-Orient. La différence avec une photo classique? La légende. Le photographe tient son succès de clichés simples, sans un surplus d’éléments et d'une bonne description. Un succès qui le frustre parfois, lorsqu’il trouve qu’une photo prise avec son portable est meilleure que celle qu’il a prise avec son matériel professionnel.
Les photographies d’Andrew Quilty sont visibles jusqu’au 11 septembre au festival international de photojournalisme de Perpignan, ainsi que sur son compte instagram.
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