"Danser sur un volcan", une exposition qui interroge sur notre rapport à la gravité

Le Fonds régional d'art contemporain de Besançon a créé l'exposition "Danser sur un volcan". À travers des oeuvres multiples, des artistes interrogent notre rapport au monde et aux autres. En espérant un retour rapide du public dans les musées. 

Article rédigé par
Camille Belsoeur - franceinfo Culture
France Télévisions Rédaction Culture
Publié
Temps de lecture : 1 min.
"Danser sur un volcan", une exposition du Fond régional d'art contemporain de Besançon.  (FRANCEINFO)

À l'heure où l'épidémie de Covid-19 suspend le monde de la culture au-dessus d'un vide angoissant, le Fonds régional d'art contemporain (Frac) de Besançon lance "Danser sur un volcan". Cette exposition s'intéresse à notre rapport à la gravité, au vide et au rapport avec les autres dans l'espace. Autant dire, tous ces gestes tactiles ou ces postures qui n'appartiennent plus à notre quotidien avec les restrictions sanitaires. 

Sylvie Zavatta, la directrice du Frac de Besançon, admet que le thème de l'exposition entre parfaitement en dialogue avec l'époque que nous traversons. "Cela faisait partie de toute une saison autour de la relation entre la danse et les arts visuels, mais il est vrai que ça tombe plutôt bien", souffle-t-elle. 

"Danser sur un volcan", une exposition qui interroge sur notre rapport à la gravité

"Un temps où tout peut encore se jouer"

À travers des sculptures, des peintures et des oeuvres de chorégraphes qui défient les lois de l'apesanteur, l'exposition interroge le spectateur sur sa relation à l'autre. La photographe Agnès Geoffray travaille par exemple sur ces temps de latence qui figent nos corps avant une explosion de mouvements. 

"C'est récurrent dans mon travail. La chute, les états de suspension... C'est cet état de l'avant-événement dramatique. Le temps de suspens est un temps de non-fatalité, un temps où tout peut encore se jouer", raconte Agnès Geoffray.

"Danser sur un volcan" attend désormais le retour du public dans les musées. "On attend le public avec impatience. Ce que je retiens de ce contexte, c'est que vraiment il y a une soif de culture, dont les gens ont peut-être pris conscience", note Sylvie Zavatta. 

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