"Libres Figurations, années 80" : à Calais une exposition sur un courant artistique original et provocant inspiré de la culture populaire

La Cité de la dentelle et le musée des Beaux-Arts de Calais s'associent pour une exposition événement consacrée aux années 80. "Libres Figurations, années 80" illustre comment les artistes ont capté l'esprit de cette époque pour en faire une esthétique.

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France Télévisions Rédaction Culture
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"Libres Figurations années 80" (France 3 Nord-Pas-de-Calais)

C’était punk, c’était rock, c’était no future alors on se permettait tout. C’était les années 80, de la couleur partout, un vent de liberté soufflait sur le monde. L’exposition Libres figurations, années 80 revient sur cette époque et son art non académique.

Rock'n roll, sex and drugs

"J’ai toujours dit que cette exposition aurait pu s'appeler rock’n roll, sex and drugs, confie Pascale Le Thorel, commissaire de l'exposition. 

Si on lit à travers les tableaux il y a des scènes sexuelles. C’est jamais pervers, c’est rabelaisien, c’est parfois grotesque. On raconte le quotidien à la maison, en vacances ou dans son lit."

Pascale Le Thorel

Calais: "Libres Figurations" à la Cité de la dentelle et au musée des Beaux-Arts

Libres figuration années 80 est présenté à Calais sur deux sites, le musée des Beaux-Arts et la Cité de la dentelle et regroupe 250 œuvres de 50 artistes du monde entier qui ont marqué ces années emblématiques (1979-1986) par leurs créations effervescentes, vitales, en bousculant les codes de l’art.

Aux Etats-Unis il y a Keith Haring ou Jean-Michel Basquiat. En France, le mouvement des Libres Figurations est porté par des artistes comme Rémi Blanchard ou Robert Combas, Hervé Di Rosa ou François Boisrond.

NINA CHILDRESS, Pollux chromatique, 1986 Acrylique et phospho sur toile, Collection de l’artiste (Adagp, Paris, 2021)

On s'affranchit de tous les cadres

"C’est souvent comme ça que se passent les modes, c’est souvent prendre le contrepied de ce qui était fait auparavant, raconte l'artiste devant l'une de ses toiles. On y allait "à fond de caisse dans la couleur", c'était "la figuration dans l’expression", poursuit-il.

La musique est omniprésente, la peinture est acrylique, la toile est libre, on s’affranchit de tous les cadres. Dans les années 80, Roberto Cabot redécore à sa façon l’académie des Beaux-Arts de Paris. "On peignait sur des supports de peinture, sur des tissus, des balles de football, sur des casques, sur des blousons, sur nos pantalons, témoigne l'artiste. Mon appartement était complètement peint à l’époque, ma télé, mes chaises. L’idée était de refaire le monde en le repeignant." 

FRÈRES RIPOULIN, Veste en jean,1986, Collection privée (Adagp, Paris, 2021)

En URSS, en Chine, partout ce foisonnement artistique, cette envie de s’exprimer. Aucun autre mouvement n’a eu depuis une telle résonnance mondiale.

"Libres Figurations, années 80", jusqu'au 2 janvier 2021 
Au Musée des Beaux-Arts et à la Cité de la dentelle et de la mode de Calais.

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