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Le Musée Maillol rend hommage à Foujita, le plus parisien des peintres japonais

Il fut une star du Paris des années folles, un dandy aventurier, un peintre au style unique entre orient et occident. Une grande exposition au Musée Maillol à Paris rend hommage au plus français des peintres japonais : Foujita. L'oeuvre de cet artiste plutôt méconnu est à découvrir jusqu'au 15 juillet.
Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Culture
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Les nus de Foujita racontent sa vie amoureuse 
 (France Télévisions/culturebox )
50 ans après la mort de Foujita en 1968, le musée Maillol met à l'honneur l'oeuvre lumineuse et rare du plus oriental des peintres de Montparnasse. Pendant les années folles à Paris, des artistes du monde entier comme Picasso ou Modigliani inventent une nouvelle liberté créative. Parmi eux, Foujita. Artiste entre deux cultures, son art est une incroyable synthèse entre l'orient et l'occident. 

Une centaine d'oeuvres rares sur sa période parisienne

L'exposition présente plus d'une centaine d'oeuvres majeures et rares, issues de collections privées et publiques en provenance du Japon, des Etats Unis et d'Europe. Des toiles qui retracent le caractère exeptionnel des années folles de Foujita à Montparnasse, entouré de ses amis Modigliani, Zadkine, Soutine ou Kisling. L'exposition se concentre sur la première période parisienne de l'artiste, qui fut très productif entre 1913 et 1931.

Reportage : M.Berrurier - G.Pinol - A.Fajon - V.Huon 

Un hommage à son incroyable talent artistique

Cette exposition est donc un bel hommage à Foujita. Un artiste fou de dessin qui maniait le pinceau avec brio. Les femmes, les chats, les natures mortes et les autoportraits furent les thèmes de prédilection de cet extraordinaire génie créateur. L'occasion pour le visiteur de découvrir l'intimité d'un artiste surprenant qui utilisait le sumi, cette encre noire japonaise.

Dans les années 60, Foujita se réfugie dans un atelier, en vallée de Chevreuse qui a été préservé. Ce lieu de mémoire unique reste ouvert au public. Sa dernière épouse, Kimiyo Foujita, en a fait don en 1991 à la région Ile-de-France. Pendant des années, Foujita, naturalisé Français est presque tombé dans l'oubli. Cette exposition permet de le redécouvrir et de lui rendre un hommage bien mérité.

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