La "Danse macabre" des dictateurs d’hier et d’aujourd’hui vue par le peintre Jacques Unbekandt

Publié
Durée de la vidéo : 1 min.
Danse macabre
FTR
Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Culture

Pendant neuf mois, le peintre installé à Yport, près de Fécamp en Seine-Maritime, s’est attelé à dresser le portrait de 31 dictateurs. Certains sont morts depuis longtemps, d’autres, bien vivants… Des visages de tyrans exposées jusqu’au 30 janvier.

Une danse macabre, rassemblant les 31 des plus grands dictateurs de l’Histoire. Des portraits satiriques de tyrans, d’hier et d’aujourd’hui. Le peintre Jacques Unbekandt poursuit son œuvre politique et engagée avec cette série dénonçant l’oppression, la haine ou encore la torture. Alors bien sûr, il y a Hitler, Mao, mais aussi Charles IX, représenté par une tête de mort couronnée baignant dans un bain de sang : "C'est le roi de France responsable du massacre de la Saint Barthélémy. On est français, "cocorico", donc il nous en fallait un aussi", indique l'artiste.

Aucun continent épargné

Et malheureusement, la liste macabre de Jacques Unbekandt comprend de nombreux et sinistres personnages actuels, pour beaucoup encore au pouvoir dans leur pays, en Afrique, au Proche-Orient, en Amérique du Sud, en Asie mais aussi en Europe. Loukachenko en Biélorussie, Poutine en Russie, Xi en Chine, Erdogan en Turquie, Duterte aux Philippines ou encore Bachar Al Assad en Syrie. Une liste désespérément longue…

"Je travaille d’abord pour moi, pour ma conscience. Un artiste, pour ce qui me concerne, doit montrer, doit être témoin de son temps et interpeller, montrer ce qu’il se passe. À savoir ici, la haine, la torture, la misère, les lois bafouées… Tout ce qui ne devrait pas exister. Vous remarquerez qu’il n’y a pas de femmes, je n’en ai pas trouvé", explique Jacques Unbekandt.

Danse macabre de Jacques Unbekandt - jusqu’au 30 janvier 2022 - Espace Jef Friboulet, 76111 Yport - Mardi : 14h00 - 17h30 et du mercredi au samedi : 9h-12h30 / 14h-17h30 - Entrée libre.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.