À Nantes, 600 peintures et croquis d’un mécène et collectionneur vendéen mis aux enchères

Conservateur du musée de la Roche-sur-Yon, Alain Jammes d’Ayzac fut un important mécène pour les artistes vendéens de son temps et un collectionneur boulimique. 60 ans après sa mort, ses deux petites-filles ont décidé de mettre en vente sa collection de dessins et peintures. 

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France Télévisions Rédaction Culture
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Portrait du mécène Alain Jammes d'Ayzac, peint par son ami Charles Milcendeau. (CAPTURE D'ÉCRAN FRANCE 3 / D. RAVELEAU)

C’est tout un pan de la mémoire artistique vendéenne de la fin du 19e et la première moitié du 20e siècle qui se dévoile à travers la collection d’Alain Jammes d’Ayzac (1883-1951). L’homme, écrivain, comédien et grand amateur d’art fut conservateur du musée de la Roche-sur-Yon, mais aussi un important mécène pour les artistes vendéens de son temps. Sa collection, aujourd’hui mise aux enchères par ces petites-filles, regroupe 600 œuvres, peintures dessins et croquis.

"Ce qui est intéressant, c’est la valeur sentimentale de cette collection.Les vendeuses ont voulu que cette vente soit comme un hommage à leur grand-père", raconte Henri Couton le commissaire-priseur en charge de la vente.

FTR

Launois et Milcendeau

Une grande partie des œuvres mises en vente sont des toiles des peintres vendéens Jean Launois (1898-1942) et Charles Milcendeau (1872-1919) qui deviendront les amis d’Alain Jammes d’Ayzac. Deux rencontres qui marqueront le début de son rôle de mécène. Le premier, originaire des Sables-d’Olonne, travailla beaucoup à l’étranger, notamment en Algérie mais aussi en Asie. Même chose pour Milcendeau, présent à Moscou dans la collection Chtchoukine, et qui fréquenta le Tout-Paris au début du 20e siècle. Des peintres que les héritières du mécène aimeraient voir reprendre leurs voyages à travers le monde grâce à la vente de leurs œuvres.

"Ce sont des peintres voyageurs. Moi-même je suis dans cet esprit-là, j’aime la nouveauté, donc évidemment si elles partent à l’autre bout du monde ça n’est pas un problème. L’essentiel c’est qu’elles perdurent et qu’elles se valorisent. C’est un patrimoine qui était un peu lourd à porter, et c’est une vraie libération que de le laisser s’échapper", confie Aline Jammes d'Ayzac, la petite-fille du mécène.

Un vœu bientôt exaucé, car selon la maison de vente nantaise, de potentiels acheteurs d’une dizaine de nationalités et des quatre coins du monde se sont montrés intéressés.

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