Le projet expérimental "DAU" démarre finalement vendredi soir

Le mystérieux projet artistique "DAU", gigantesque exposition immersive répartie sur trois lieux dans Paris, qui devait démarrer jeudi et a essuyé des problèmes "techniques", a finalement débuté vendredi soir au Théâtre de la Ville, selon les organisateurs.

L\'une des installations \"DAU\" au Théâtre du Châtelet, à Paris (23 janvier 2019)
L'une des installations "DAU" au Théâtre du Châtelet, à Paris (23 janvier 2019) (Philippe Lopez / AFP)
"L'expérience DAU a ouvert ses portes vendredi soir 25 janvier. Pour les détenteurs de visas du 24 et du 25 janvier, qui souhaitent reprogrammer leur visite, le bureau des visas est ouvert 24h/24 Place du Châtelet", peut-on lire sur le compte Twitter du projet.
https://twitter.com/DAU_institute/status/1088826214914101248
DAU ouvrira ses portes vendredi soir au Théâtre de la Ville et "dans les jours prochains" au Théâtre du Châtelet, avaient précisé les organisateurs avant l'ouverture. 

Retour vers l'URSS

 Le projet artistique orchestré par le réalisateur russe Ilya Khrzhanovsky prévoit d'emmener le public dans un "voyage" dans l'Union soviétique de 1938 à 1968, à travers des expériences multiples (films, concerts, conférences, expériences scientifiques...).
 
Réparti au Théâtre du Châtelet, au Théâtre de la Ville et au Centre Pompidou, le projet artistique propose aux visiteurs des visas (6 heures, 24 heures ou accès illimité) payés entre 35 et 150 euros sur le site dau.com. Les lieux ont prévu d'être ouverts 24h sur 24 et sept jours sur sept pendant toute la durée de l'évènement.

Les visas de 24 heures et illimité requièrent la création d'un profil incluant un questionnaire psychométrique, avec des questions "inhabituelles et déroutantes", précise DAU sur internet. Pour récupérer leur visa, les visiteurs doivent présenter une pièce d'identité avec photo et se délester de leur appareil électronique, téléphone portable inclus.

Cette oeuvre titanesque et très mystérieuse, en première mondiale, doit durer jusqu'au 17 février. Elle sera ensuite montrée à Londres.
 
Jeudi, l'équipe avait indiqué que la préfecture de police de Paris n'avait "pas donné les accords" conduisant au report.