Le Louvre acquiert une grande fresque du maître vénitien Giambattista Tiepolo

"Junon au millieu des nuées", une grande fresque du peintre baroque italien Giambattista Tiepolo, intègre la collection du musée du Louvre pour une "somme tenue secrète".

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France Télévisions Rédaction Culture
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Giambattista Tiepolo, Junon au milieu des nuées, fresque détachée et montée sur parquetage en bois, vers 1735  (© 2020 Musée du Louvre - Herve Lewandowski)

Le Louvre a acquis une oeuvre importante de la peinture baroque italienne, Junon au milieu des nuées, fresque aux vastes proportions de Giambattista Tiepolo (1696-1770), artiste italien du XVIIIe siècle dont le musée ne possédait que de petites oeuvres. 

Cette fresque aujourd'hui montée sur parquetage de bois a été acquise de gré à gré auprès d'une collectionneur privé italien, grâce au mécénat de la Société des Amis du Louvre qui a soutenu cette acquisition à hauteur de 1,5 million d'euros. Elle doit être restaurée. 

Une figure majeure de la peinture italienne du XVIIIe siècle

Cette peinture de 3,5 m sur 2,1 a été réalisée vers 1735 pour répondre à une commande du Palais Sagredo à Venise. Elle a été démontée du plafond d'une salle de ce palais à la fin du XIXe siècle.

Giambattista Tiepolo, Junon au milieu des nuées, fresque détachée et montée sur parquetage en bois, vers 1735  (© 2020 Musée du Louvre - Herve Lewandowski)

Giambattista Tiepolo, décorateur à fresques très prolixe, est considéré comme le plus grand peintre italien du XVIIIe siècle. Tiepolo était un artiste très apprécié au moment de la Belle Epoque à Paris, décorant des hôtels particuliers et inspirant même Marcel Proust qui évoque dans La Recherche du temps perdu, la robe de chambre "rose Tiepolo" d'Odette Swann. Puis ses oeuvres ont été vendues à l'étranger, atterrissant à l'Ermitage, au Metropolitan, à la Gemäldegalerie de Dresde ou à la Pinacothèque Brera de Milan.

"Nous avons comblé une lacune"

"Aucune oeuvre de Tiepolo n'avait été retenue à l'époque pour les collections françaises" alors même que les grands musées préféraient acquérir les primitifs italiens comme Giotto ou Botticelli, a expliqué Stéphane Loire, conservateur général au département des peintures du Louvre.

"Nous avons comblé une lacune. Nous avons déjà 350 tableaux de la peinture baroque italienne des XVIIe et XVIIIe siècles, et Tiepolo, qui était la conclusion de cet ensemble, était mal représenté chez nous, par des petits tableaux et des esquisses seulement", a-t-il ajouté.

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