"Le gendarme de Saint-Tropez" se redécouvre au Musée de la gendarmerie et du cinéma

Publié Mis à jour
France 3 Antibes / N. Morin / F. Motey
Article rédigé par
Margaux Bonfils - franceinfo Culture
France Télévisions Rédaction Culture

Difficile de parler de Saint-Tropez sans penser à ses célèbres gendarmes maladroits. Cette saga devenue culte se redécouvre au Musée de la gendarmerie et du cinéma, niché au cœur de la station balnéaire. 

C’est la madeleine de Proust de nombreux Français : les aventures des gendarmes de Saint-Tropez avec Louis de Funès. Six films sortis entre 1964 et 1982 qui ont marqué les esprits avec ses inoubliables agents gaffeurs et tire-au-flanc. Pour se replonger dans l’univers, le Musée de la gendarmerie et du cinéma explore l'œuvre de Jean Girault, grâce à une collection d’objets récupérés lors du tournage des comédies.

À l’image d'un modèle de Citroën 2CV, vedette d’une scène mystique de film Le gendarme et les gendarmettes où le véhicule se disloque au fur et à mesure d’une course-poursuite. “On regardait ça avec mes cousins et mes cousines. Je me souviens de la séquence où la voiture conduite par une bonne sœur est coupée en deux”, se remémore un visiteur.

Une caserne mythique

Les fans ne manqueront pas de reconnaître le bâtiment à la façade jaune qui abrite le musée, cette ancienne gendarmerie de Saint-Tropez a servi de décor pour les aventures de Ludovic Cruchot, maréchal des logis-chef. Son scénariste Richard Balducci y aurait trouvé l’inspiration pour créer sa brigade de bras cassés. Un jour où il se fait voler sa caméra, il se rend un midi à la caserne de la ville pour déposer plainte. “Le gendarme lui demande s'il est sûr de vouloir déposer plainte maintenant, le réalisateur insiste et l’officier lui annonce qu’il sait déjà qui est le voleur. Il l’a manqué de 15 mètres la semaine dernière”, explique Laurence Durieux, directrice du musée. Une situation rocambolesque que l’écrivain a ensuite souhaité porter à l’écran aux côtés de Jean Girault.

Au fil des galeries, les visiteurs découvriront aussi le quotidien des gendarmes dans les années 60. Le musée peut aussi compter sur une large collection d’uniforme et de képis, sans oublier une reconstitution d’époque du bureau des agents. Pour terminer en beauté, une rétrospective de Saint-Tropez dans les années 50 retracent les fêtes prestigieuses et l’attrait des célébrités du cinéma comme de l’art pour la station balnéaire. 

Musée de la gendarmerie et du cinéma, 2 place Blanqui, Saint-Tropez, 5 euros.

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