La Collaboration

(© archives nationales)

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Organisée dans le cadre des commémorations du 70e anniversaire de la libération de la France et de la victoire contre le nazisme, l'exposition La Collaboration (1940-1945) propose une relecture de ce complexe héritage à travers de nombreux documents , pour la plupart inédits , provenant d'institutions patrimoniales françaises et étrangères prestigieuses ainsi que de collections privées.

Elle présente aussi, selon une approche thématique , les différentes formes d'expression de la Collaboration qu'elle soit d'ordre politique, administratif, économique, militaire, idéologique ou culturel et aussi toutes ses nuances, avec en filigrane cette question obsédante : quelle a été l'attitude des Français et leur degré d'implication , depuis l'engagement absolu aux côtés de l'occupant jusqu'à l'accommodation plus ou moins franche aux circonstances ?

Les documents présentés

De par la richesse de leurs fonds, les Archives nationales présentent de nombreux documents dans le cadre de cette exposition tirés tant de fonds d’origine publique (archives du ministère de la Justice, de la Haute Cour de justice, de la cour de justice du département de la Seine et de ses chambres civiques, de la Cour de sûreté de l’État, de la section spéciale de la cour d’appel de Paris, du ministère de l’Intérieur, du Commissariat général aux questions juives, de la Délégation générale aux relations économiques franco-allemandes, de la Propaganda-Abteilung Frankreich, du Comité d’histoire de la Seconde Guerre mondiale), que d’origine privée (collection particulière de photographies relatives à Philippe Pétain, fonds Fernand de Brinon, fonds Le Petit Parisien).

(© archives nationales)

Parmi ceux-ci figurent un certain nombre de documents inédits encore non librement communicables dont le ministère de la Justice a accordé spécifiquement, dans le cadre de cette exposition et de la publication qui l’accompagne, l’ouverture par anticipation.

Des prêts de nombreuses institutions patrimoniales françaises et étrangères viennent par ailleurs enrichir cette première sélection.

Enfin sont aussi présentés des archives et objets provenant de collections privées exposés pour la première fois.

Les sources originales allient la variété des supports (documents d’archives, journaux, brochures, affiches, images fixes et animées, archives sonores et objets) aux reproductions, dans une préoccupation à la fois didactique et pédagogique.

 

 

 

Focus sur une collection

Le séquestre des biens de Philippe Pétain

 

Constitution et premiers projets (1944-1949)

Le 20 août 1944, peu après le départ de Philippe Pétain pour Sigmaringen et alors qu’il n’est pas encore condamné à la confiscation de ses biens (15 août 1945), les premières mesures confiscatoires sont prises sur ordre du secrétariat général du Gouvernement provisoire de la République. Provenant de l’hôtel du Parc et du château de Charmeil, sa résidence d’été, les objets sont répartis en deux inventaires : les biens personnels et les cadeaux officiels. Deux cent cinquante caisses sont déposées par l’administration des domaines au Mobilier Natio­nal en janvier 1945. L’appartement personnel de l’ancien chef de l’Etat français est l’objet d’un autre inventaire notarié. Le 10 décembre 1946, 20 des 30 lots du séquestre constitués à partir des biens de l’appartement sont vendus anonymement en salle des ventes.

Entre errance et traitement (1949-2014)

En juillet 1949, le séquestre Pétain est transféré dans un bâtiment lui-même sous séquestre puis, en 1950, dans la cave du siège de la direction des domaines au 2 rue de la Banque. Il y reste douze ans mais son encombrement est tel qu’il faut trouver un autre lieu. En 1962, il se retrouve dans un autre immeuble de la même rue mais n’y reste que trois ans. En 1965, pour la quatrième fois en moins de quinze ans, l’encombrant séquestre rejoint le deuxième sous-sol du 15 rue Scribe, siège du service central des ventes mobilières. Le bâtiment devant être aliéné, la question du séquestre Pétain resurgit en 2003. Le 1er juillet 2004, sous couvert de la Direc­tion de la mémoire du patrimoine et des archives, le Service historique de la défense collecte 52 caisses de livres et d’archives dont une partie est ensuite rétrocédée en 2007 aux Archives nationales. Le musée de l’Armée en reçoit 52 autres qui ne lui sont toutefois ni affectées ni même déposées à proprement parler.

 

Informations pratiques : http://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/web/guest/la_collaboration

http://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/web/guest/la_collaboration