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François Hollande inaugure le Louvre-Lens

Pas moins de sept ministres de la culture (l'actuelle et plusieurs de ses prédécesseurs) assistaient ce matin à l'inauguration par François Hollande du musée du Louvre-Lens, événement culturel majeur initié par la droite et abouti sous la gauche. Un établissement qui rassemble toutes les familles politiques, tant le résultat est réussi.
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Radio France
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 (/Michel Spingler/Pool Reuters)

Ils sont venus, ils sont tous là, ou presque. Jean-Jacques Aillagon, ministre de la culture de Jean-Pierre Raffarin, à l'origine de ce projet de décentralisation des établissements culturels parisiens, s'était bien sûr déplacé ce matin pour inaugurer ce magnifique Louvre-Lens. Il n'était pas seul.

A ses côtés dans l'ancienne cité minière du Pas-de-Calais, Jacques Toubon, Catherine Tasca, Christine Albanel, Jack Lang, Renaud Donnedieu de Vabres et Aurélie Filippetti. Des ministres de la culture, de droite comme de gauche, emportés dans un même élan d'enthousiasme face à ce nouveau musée. Seul Frédéric Mitterrand a brillé par son absence.

L'immense hall de verre a vu également défilé les anciens premiers ministres Pierre Mauroy et Lionel Jospin, ainsi que le couple présidentiel, François Hollande et Valérie Trierweiler. Jacques Chirac, diminué par la maladie, a préféré décliner l'invitation.

"Nous en attendons une renaissance de l'économie de la région."                                    Martine Aubry

Une affluence à la hauteur des attentes suscitées par cette ouverture. Le Louvre-Lens est pensé comme un projet de démocratisation culturelle. Il s'agit d'amener les chefs d'oeuvres de Raphaël et de Botticelli chez les Français, et ne pas les réserver seulement au public parisien. Mais l'autre espoir, explicite, est de redynamiser un territoire plongé dans la crise depuis la fermeture des mines. La maire de Lille, Martine Aubry, a expliqué en attendre "une renaissance de l'économie du Nord-Pas-de-Calais ", allusion à l'exposition temporaire visible sur place, justement intitulée "Renaissance ".

Loin de renier ce passé, les élus locaux ont souhaité intégrer l'établissement dans l'histoire du bassin houiller. Le site choisi est un ancien puits de mine, et ce matin d'anciens mineurs étaient conviés, en combinaison de travail, à suivre la visite. Le chef de l'Etat les a d'ailleurs comparés aux personnages du tableau d'Eugène Delacroix, "La liberté guidant le peuple " : "des hommes qui ont permis à la République de s'élever ".

 

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