Douze expositions à voir pendant les fêtes à Paris

Une petite sélection d'expositions à ne pas rater si vous êtes à Paris au moment des fêtes en cette fin d'année 2013. De Jacques Jordaens à Philippe Parreno, et aussi de la photographie avec Sebastião Salgado en noir et blanc et Raymond Depardon en couleur.

Jacques Jordaens, L\'adoration des bergers (détail)
Jacques Jordaens, L'adoration des bergers (détail) (Musée de Grenoble)
Jordaens au Petit Palais
Jordaens, moins connu que Rubens et Van Dyck en France, est pourtant un des grands de la peinture baroque flamande du XVIIe. Une bonne raison d’aller voir la rétrospective que lui consacre le Petit Palais. Scènes mythologiques et religieuses, banquets et portraits, études et dessins, 120 œuvres du peintre anversois sont réunies à Paris, au Petit Palais, pour notre plus grand bonheur (jusqu’au 19 janvier). 
Raymond Depardon, Harar, Ethiopie, 2013
Raymond Depardon, Harar, Ethiopie, 2013 (Photo Raymond Depardon / Magnum Photos)
Raymond Depardon, Un moment si doux, au Grand Palais
Raymond Depardon revient sur cinquante ans de photographie en couleur au Grand Palais, depuis ses premières images dans la ferme de ses parents, quand il était adolescent. Des photos qu’il a faites en couleur, d’abord, "parce qu’il fallait faire de la couleur", puis par pur plaisir. Les coulisses de la guerre à Beyrouth, la noirceur de Glasgow éclairée par le rose de la robe d’une petite fille. La Bolivie ou l’Argentine, les rouges et les bleus vifs en Ethiopie. Et aussi les douces couleurs des régions de France (jusqu’au 10 février 2014).
Sebastião Salgado, les femmes du village zo\'é de Towari Ypy, Etat de Parà, Brésil, 2009
Sebastião Salgado, les femmes du village zo'é de Towari Ypy, Etat de Parà, Brésil, 2009 (Sebastiao Salgado)
 
Genesis, ou la Terre des origines vue par Sebastião Salgado, à la MEP
Pendant 8 ans, Sebastião Salgado a parcouru déserts, pôles et autres grands espaces vierges de la planète habités par des peuples qui vivient encore près de la nature. Résultat de ce projet grandiose, baptisé "Genesis", des images à couper le souffle. Le photographe brésilien les expose à la Maison européenne de la photographie (derniers jours, jusqu'au 5 janvier 2014).
Bela Bartok en 1915, à côté d\'un \"Paysage\" de Janos Mattis Teutsch (vers 1917) de la Galerie nationale hongroise.
Bela Bartok en 1915, à côté d'un "Paysage" de Janos Mattis Teutsch (vers 1917) de la Galerie nationale hongroise. (photo : Archives Bartok, Institut de musicologie, Académie des Sciences de Hongrie - tableau : Galerie nationale hongroise)
 
Bartok et les peintres hongrois de la modernité, au Musée d’Orsay
Le Musée d’Orsay propose de découvrir les peintres de la modernité hongroise au son de la musique de Bela Bartok. Proches des fauves, ils ont utilisé des couleurs encore plus radicales. Le compositeur a participé avec eux au renouveau des arts dans son pays au début du XXe siècle (jusqu’au 5 janvier 2014).
Picasso peint le grand plat \"Chouette\" à Cannes, villa La Californie (1957)
Picasso peint le grand plat "Chouette" à Cannes, villa La Californie (1957) (Succession Picasso 2013, photo David Douglas Duncan 2013)
  
Picasso céramiste à Sèvres
Picasso a consacré beaucoup de temps à la céramique, les vingt dernières années de sa vie, alors qu'il vivait dans le sud. Retrouvant ses racines méditerranéennes dans les travaux de l'atelier Madoura à Vallauris, il a peint sur des formes traditionnelles et s'est approprié les volumes de la céramique. Il a produit beaucoup d'oeuvres uniques mais aussi édité un certain nombre de pièces. Un aspect peu connu de l'oeuvre de Picasso à découvrir à la Cité de la céramique de Sèvres.
Giorgio De Chirico, \"Le Prophète\", 1915
Giorgio De Chirico, "Le Prophète", 1915 (The Museum of Modern Art, New York / Scala Florence)
 
Les surréalistes et l’objet au Centre Pompidou
Le Centre Pompidou expose 200 chefs-d'oeuvre de Giacometti, Dali, Calder, Picasso, Max Ernst ou Man Ray pour montrer l'importance de l'objet chez les surréalistes, qui l'ont détourné pour "matérialiser le rêve et l'imagination". De la pelle à neige de Marcel Duchamp et du téléphone-homard de Dali à la table-loup de Victor Brauner ou au métronome à un oeil de Man Ray (jusqu'au 3 mars 2014). Ici, Giorgio De Chirico, "Le Prophète", 1915
Pablo Ortiz Monasterio, Volando bajo, ca.1989
Pablo Ortiz Monasterio, Volando bajo, ca.1989 (Pablo Ortiz Monasterion Collection Charles et Elvire Fabry, courtesy Toluca Fine Art, Paris, Exposition America Latina 1960-2013, Fondation Cartier pour l’art contemporain)
 
America Latina à la Fondation Cartier : 50 ans de photos d’un continent
La photographie latino-américaine a investi la Fondation Cartier, qui a voulu la montrer à travers le prisme de la relation texte-image. Ce voyage dans le continent est l’occasion de voir 72 artistes de onze pays, de Cuba à l'Argentine, souvent peu présentés chez nous (jusqu'au 6 avril 2014).
 
La symphonie des sens de Parreno au Palais de Tokyo
Derniers jours pour voir Philippe Parreno au Palais de Tokyo, qui a donné carte blanche au plasticien. Travaillant à partir d'un univers cinématographique dont il bouleverse les codes, il propose une exposition gigantesque, sensorielle et surprenante (jusqu'au 12 janvier 2014).
Félix Vallotton, \"La Chambre rouge\", 1898
Félix Vallotton, "La Chambre rouge", 1898 (Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne / Photo J-C. Ducret)
 
Rétrospective Vallotton au Grand Palais
Le Grand Palais présente une grande rétrospective, 170 oeuvres, du peintre Nabi le moins connu : Félix Vallotton. L'occasion de découvrir un faux calme aux nombreuses audaces picturales. Un artiste à cheval entre deux siècles qui continue à privilégier la ligne et le dessin quand les peintres de sa génération choisissent la couleur (jusqu'au 20 janvier 2014).
Serge Poliakoff, \"Mauve violet et rose\", Collection particulière
Serge Poliakoff, "Mauve violet et rose", Collection particulière (Courtesy Galerie Applicat-Prazan, Paris. Photo Art Digital Studio © ADAGP, Paris 2013)
 
Serge Poliakoff au Musée d’art moderne de la Ville de Paris et au Musée Maillol
Pour la première fois depuis plus de quarante ans, Serge Poliakoff a une grande rétrospective à Paris. Le peintre russe aux tableaux abstraits et colorés bien reconnaissables est au Musée d'art moderne de la Ville de Paris avec 70 peintures et de nombreuses oeuvres sur papier (jusqu'au 23 février 2014). Le musée Maillol expose, de son côté, une quarantaine de gouaches du peintre (jusqu'au 9 février).
Vue de l\'exposition \"Kanak, l\'art est une parole\", au Quai Branly
Vue de l'exposition "Kanak, l'art est une parole", au Quai Branly (Jérôme Mars / JDD / SIPA)
 
Le Quai Branly invite l’art kanak à Paris
Le Quai Branly rend hommage à la culture des Kanaks de Nouvelle-Calédonie, avec une exposition qui nous montre de magnifiques pièces rituelles, pour la plupart du XIXe siècle et parfois inédites. En contrepoint, elle nous raconte aussi les révoltes et la résistance de ce peuple face à la colonisation française, ainsi que l'évolution de la vision occidentale sur les Kanaks (jusqu'au 26 janvier).
Natalia Pasco par Erwin Blumenfeld, Collection Henry Blumenfeld  
Natalia Pasco par Erwin Blumenfeld, Collection Henry Blumenfeld   (The Estate of Erwin Blumenfeld)
Erwin Blumenfeld : du dessin à la photo de mode, au Jeu de Paume
Erwin Blumenfeld, juif allemand né à la fin du XIXe siècle a débuté avec des dessins et collages à Berlin où il fréquentait les artistes dadaïstes avant d’explorer les possibilités de la photographie à Amsterdam et Paris pour devenir, un exil plus tard, un des photographes de mode les mieux payés de New York, après la Deuxième guerre mondiale. Le Jeu de Paume raconte ce parcours (jusqu’au 26 janvier 2014).