Danemark : un artiste qui devait exposer 70 000 euros de billets part avec l'argent

Le musée d'art moderne qui devait présenter son travail a reçu des cadres vides à la place des œuvres prévues.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Une femme au musée Kunsten d'Aalborg (Danemark), le 28 septembre 2021.  (HENNING BAGGER / RITZAU SCANPIX / AFP)

Il a rebaptisé son œuvre "Prends l'argent et tire-toi". Un artiste danois, qui devait exposer l'équivalent de 70 000 euros de billets de banque collés sur une toile, a finalement décidé de présenter des cadres vides et de garder le magot. Le musée d'art moderne Kunsten, à Aalborg (Danemark), avait convenu de prêter une forte somme d'argent liquide à Jens Haaning, un artiste danois de 56 ans, pour qu'il reconstitue une de ses anciennes œuvres représentant un an de salaire au Danemark et en Autriche, en coupures danoises et en euros. 

"Deux jours avant l'ouverture de l'exposition, nous avons reçu un message de Jens nous disant qu'il n'avait pas produit les œuvres sur lesquelles nous nous étions mis d'accord", a déclaré son directeur, Lasse Andersson. À la place, l'artiste a expliqué qu'il enverrait d'autres œuvres "intitulées 'Prends l'argent et tire-toi'". En ouvrant les caisses, des employés du musée ont pu constater que c'était bien ce que le plasticien avait fait : l'argent n'y était pas et les toiles étaient restées blanches.

Une réflexion "humoristique" sur le travail

Le musée a finalement décidé de présenter les œuvres à l’occasion de son exposition sur le travail moderne"Elles offrent une approche humoristique et amènent à réfléchir sur la manière dont on valorise le travail", justifie le directeur. Après le dernier jour de l'exposition, le 16 janvier, "nous prendrons les mesures nécessaires pour que Jens Haaning respecte son contrat et rende l'argent", a-t-il toutefois souligné.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Art contemporain

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.